MOVIE MINI REVIEW : Minuscule – La vallée des fourmis perdues

MOVIE MINI REVIEW : Minuscule – La vallée des fourmis perdues

Note de l'auteur

 

 

 

Film d’animation français, déclinaison d’une série télé pour chiards morveux et pleurnichards, voici MINUSCULE – LA VALLÉE DES FOURMIS ou les aventures trépidantes d’une coccinelle intrépide et d’une troupe de fourmis noires transportant une boite de sucre en morceaux. Cet attelage improbable va devoir crapahuter, dans des décors réels et étourdissants de beauté, jusqu’à la fourmilière salvatrice. Mais des vilaines fourmis rouges vont se mettre en travers de leur chemin.
La première chose qui frappe en contemplant ce truc, c’est l’ambition délirante de ses réalisateurs. Totalement muet, mélange détonnant d’insectes cartoonesques (au design irrésistible et über-anthropomorphiques en image de synthèses) et d’images réelles de fôrets du sud de la France, blindé de gags dignes de Buster Keaton et de références (PSYCHO, STAR WARS, SHINING), MINUSCULE impressionne. Formellement, on frise la perfection. La mise en scène d’une légèreté et d’une précision redoutable sublime ce décalque intelligent de MICROCOSMOS, 1001 PATES et de FOURMIZ.
Malheureusement, le scénario ne tient pas vraiment la distance. Hélène Giraud (la fifille au regretté Moebius) et Thomas Szabo plongent beaucoup trop dans la facilité (coucou, les incessantes facilités et autres impasses grotesques) et dans l’étirement artificiel d’une intrigue de court-métrage. Ok c’est un film pour enfants, mais c’est pas une raison pour se moquer comme ça de l’histoire. Mais bon. Passé cet écueil MINUSCULE ravira à la fois les grands zé les petits. On était pas loin d’un grand film…

En salles depuis le 29 janvier
2013. France. Réalisé par Hélène Giraud et Thomas Szabo.

 

 

 

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