MOVIE MINI REVIEW : Need For Speed

MOVIE MINI REVIEW : Need For Speed

Note de l'auteur

NEED-FOR-SPEED

 

 

 

Le cerveau, liquéfié par les vapeurs d’essence, des producteurs US avides de fric facile est en ébullition… Comment adapter le jeu vidéo culte de courses de bagnoles NEED FOR SPEED? Déjà en pompant allègrement et sans scrupules la franchise décérébrée FAST & FURIOUS. Comme une évidente évidence… Mais réussir à faire pire, dans la personnalisation des héros et dans leur charisme de crevette grise mort-née, que ce plagiat motorisé de POINT BREAK c’était vraiment pas facile!
Temple trisomique voué au culte de la coolitude bling bling et de la virilitude nanardeuse hystérique (c’est quoi tout ces mâles alpha qui hurlent comme des pré-ado en pleine crise d’hormones), NEED FOR SPEED nous offre en pâture une horde d’abrutis congénitaux  comme on en a peu vu (et on en voit régulièrement bordel) ces derniers temps. Le héros mutique invincible (Aaron ‘BREAKING BAD’ Paul, en mode suicide artistique et décrédibilisation express), ses innombrables side-kick sacrificiels pas drôles et la blondasse à nichons et nez pointu de service (la délicieuse Imogene Poots, victime du bizutage hollywoodien) affrontent un méchant aussi terrifiant qu’une rognure d’ongle abandonnée sur un coin d’évier un lundi matin…
Plagiat scandaleux et méticuleux du génial et nihiliste VANISHING POINT, NEED FOR SPEED perpétue la légende de ce sous-genre testostéronné, la vroumxploitation 16 soupapes. Un sous-genre devenu totalement minable, transformé par le tacheron Scott Waugh (responsable du navet ACT OF VALOR) en apologie systématique de la connerie humaine défoncée à la beaufitude décomplexée (coucou 60 SECONDES CHRON, FAST & FURIOUS et TAXI) shootée à la nitro. Les courses clandestines diffusées sur internet (WTF?) sont filmées avec les pieds et l’intrigue se vautre paresseusement dans un océan de nullité et d’impossibilités permanentes digne des pires productions Europacorp. C’est la consternation quoi! Un tel panégyrique imbécile de la bêtise humaine (principalement du mâle tout puissant et de sa bagnole, véritable extension motorisée de sa bite) deviendrait presque envoûtant. Hollywood nous prouve, films après films, son incroyable capacité à s’enfoncer dans le néant et à se foutre allègrement de la gueule à ses spectateurs/clients/gogos. Douze cylindres rutilants de purge à explosion!

En salles depuis le 16 avril
2014. USA/Philippines/Irlande/Grande-Bretagne. Réalisé par Scott Waugh. Avec Aaron Paul, Dominic Cooper, Imogen Poots…

 

 

 

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