MOVIE MINI REVIEW : Night Moves

MOVIE MINI REVIEW : Night Moves

Note de l'auteur

NIGHT-MOVES

 

 

 

C’est pas la joie dans la tête à Josh, jeune homme taciturne vivant dans une ferme biologique perdue au cœur d’une Amérique rurale altermondialisto-écolo. On est en Oregon quoi. Et Josh va se muer, pour les besoins d’une cause progressiste bidule aussi intègre que vaine, en terroriste implacable. Une mission, anodine au premier abord. La destruction d’un barrage paumé sur un fleuve perdu… Mission réussie haut la main. Et le reste d’une vie à essayer d’en assumer les conséquences…
Avec NIGHT MOVES, on se balade dans un cinéma indépendant US passionnant par son intégrité morale et sa profonde conscience politique. L’éco-terrorrisme (aussi sincère que contre productif) et la perdition qu’il engendre saigne à blanc une partie de la gauche US depuis des décennies. L’immense Sidney Lumet l’évoquait déjà dans son fantastique À  BOUT DE COURSE.
Et, à bout de course, Josh (le super Jesse Eisenberg en mode plouc taiseux froid comme la mort) et son amie Dena (la baby star fatiguée Dakota Fanning, métamorphosée en génisse grassouillette) le sont… Inéluctablement…
NIGHT MOVES en une descente aux enfers implacable. D’une froideur et d’une sècheresse stupéfiante. Kelly Reichardt suit son héros au plus prêt, dans sa déchéance et ses tourment moraux insolubles. Et c’est étourdissant. Saisissant. Bouleversant. On sort ravagé de cette histoire simple et déroutante. Loin de l’apologie aveugle et de la dénonciation caricaturale d’un quelconque activisme politique, ce truc est un portrait cinglant et stupéfiant d’un être en perdition. Sans passé, sans avenir, sans vie quoi! Impressionnant…

En salles depuis le 23 avril
2013. USA. Réalisé par Kelly Reichardt. Avec Jesse Eisenberg, Dakota Fanning, Peter Sarsgaard…

 

 

 

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