MOVIE MINI REVIEW : No Pain No Gain

MOVIE MINI REVIEW : No Pain No Gain

Note de l'auteur

 

 

 

Quand « l’immense » Michael Bay se met au réalisme et à la reconstitution méticuleuse d’un fait divers (cette grand plaie du cinéma contemporain), on peut décemment s’attendre à un tsunami de neurones liquéfiés par un déferlement de filtres dégueulasses et une mise en scène shootée aux stéroïdes. Et effectivement on est pas déçu du voyage!!! NO PAIN NO GAIN est le compte rendu circonstancié, incroyable mais vrai, mais incroyable mais vrai quoi, des exactions minables d’un trio de bodybuilders dégénérés. Ces trois crétins, défoncés à la cocaïne, aux stéroïdes et à la soif de reconnaissance, se sont transformés, dans le Miami du début des années 2000 en kidnappeurs minables et en assassins pathétiques. Le dieu dollar peut rendre crétin le plus crétin des crétins…
Michael Bay surfilme comme un dingo (c’est sa grande spécialité) cette histoire aussi surréaliste que lamentable (qui semblent sortie tout droit du cerveau des frères Coen mais filmée par un junkie défoncé à la krokodile, la pire drogue de l’univers, venue de Russie!). Ces trois guignols étourdissants de connerie transforment ce film en comédie surréaliste invraisemblable. NO PAIN NO GAIN est un manuel réjouissant du petit kidnappeur incompétent. Cet ode étrange (on ne sait jamais si Michael Bay manie l’ironie volontairement on non) au culte, si américain, de la réussite à tout prix est un spectacle carrément incroyable. Mais bon. Aussi débiles que soient les protagonistes, ce film souffre des mêmes symptômes que ces aînés. Un scénario horriblement linéaires et une mise en scène (forcément) trop fonctionnelle. Michael Bay essaie bien de donner du nerf à son intrigue avec toutes ses affèteries (attention les yeux, les cadrages invraisemblables et les couleurs aveuglantes sont de sortie) mais on s’ennuie gentiment devant cette collection d’abrutis. Mais bon. L’énormité de cette histoire authentique (il faut se le répéter comme un mantra tellement c’est incroyable) sauve ce truc du tout venant. Les acteurs sont tous fantastiques, spécialement Dwayne Johnson, hilarant en new born christian cocaïnomane irrémédiablement écervelé. Et c’est assez étrange, voire dérangeant, de voir Michael Bay, abandonner ses délires pyrotechniques pour une certaine forme de réalisme (j’ai bien dit CERTAINE). Anecdotique mais très sympathique…

En salles depuis le 11 septembre
2013. USA. Réalisé par Michael Bay. Avec Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Anthony Mackie…

 

 

 

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