MOVIE MINI REVIEW : Oldboy

MOVIE MINI REVIEW : Oldboy

Note de l'auteur

 

 

 

Dans l’univers exaspérant des remakes inutiles, le remake US d’OLDBOY s’impose comme le symbole d’une décadence hollywoodienne terrifiante. Et c’est ce pauvre tocard de Spike Lee (disparu corps et âme depuis le fantastique LA 25ÈME HEURE) qui s’attaque à cette mission impossible…
Oubliez la folie surréaliste de l’original. Place au hardboiled urbain vénère minable et aux impasses scénaristiques dégueulasses…
Joe Doucett est un publicitaire alcoolique et détestable… Bref, un gros con. Il disparaît soudainement et se retrouve dans une prison privée pendant 20 ans… À sa sortie, aussi mystérieuse que son entrée, Joe va partie à la recherche de sa fifille chérie (dont il n’avait rien à faire au début du film) et de ses geôliers, histoire de se venger un peu à coup de marteau dans leur cerveau (et celui du spectateur par la même occasion) et de photoco-piller n’importe comment l’original sud-coréen.
Quelle purge atomique. Quel enfer cinématographique. Quel supplice… Ce remake enchaîne les trahisons (c’est quoi cette fin moisie ?) et les impasses scénaristiques les plus immondes. Josh Brolin se prend pour le clone raté de Clint Eastwood et nous balance une performance 100% WTF et 100% regard froncé. Ses partenaires ne s’en laissant pas compter ! OLDBOY, c’est rien qu’une gigantesque battle nanarde entre acteurs pour savoir qui est le plus mauvais. Entre Josh Brolin (inexpressif), Elizabeth Olsen (son regard de génisse trépanée et ses magnifiques nichons), Sharlto Copley (le dandy trisomique risible) et Samuel L. Jacskon (le tortionnaire à crête qui dit des gros mots), on assiste à un combat titanesque de nullité. Le fight club du néant…
Oubliez la poésie macabre et l’authentique folie formaliste de l’original. Spike Lee nous balance une version pseudo-réaliste, blindée de non-sens dégueulasses (l’intrigue est insupportable de facilités)… Un polar urbain dégénéré, ultraviolent, toc, sans âme ni point de vue… Une putain de torture.
Quand je pense au prochain remake de ROBOCOP, j’ai peur…

En salles depuis le 1er janvier
2013. USA. Réalisé par Spike Lee. Avec Josh Brolin, Elizabeth Olsen, Sharlto Copley…

 

 

 

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