MOVIE MINI REVIEW : Prince Of Texas

MOVIE MINI REVIEW : Prince Of Texas

Note de l'auteur

 

 

 

David Gordon Green, réalisateur de la comédie Appatesque pas drôle (pléonasme!) DÉLIRE EXPRESS, abandonne un temps les cigarettes qui rendent idiot pour plonger dans le trip contemplatif indé US qui rend crétin. Remake de EITHER WAY, film islandais (Hollywood, patrie du cannibalisme cinématographique absolu), voici PRINCE OF TEXAS où les aventures molles et introspectives de deux crétins de la DDE texane qui entretiennent un réseau routier paumé en pleine forêt. Mystérieusement (et inutilement) situé dans les 80’s, quelques années après un gigantesque incendie, ce truc s’attache à la dérive de deux hommes en plein exil mental et professionnel. Abandonnés dans un décors cauchemardesque et facinant, une forêt morte, Alvin et Lance, tracent indéfiniment, tels deux Sisyphes des temps modernes, des lignes jaunes sur des routes désertiques. Comme un symbole du vide intersidéral de leur vie. Tout le minimalisme et l’épure scandinave sont passés à l’impitoyable moulinette indé made in USA. Bref c’est l’ennui atomique et la prétention de chaque instant. Paul Rudd et Emile Hirsch, tous les deux en mode porcelet grassouillet, s’embrouillent et se bourrent la gueule (grace à Lance ‘L’AGENCE TOUT RISQUE’ LeGault) et font le point sur leur pathétique vie de merde de plouc paumé.
Ce truc est aussi sympathique que soporifique. Ce trip dans le vide émotionnel contemporain bidule ne débouche sur rien. Ni émotion ni décalage ni réflexion. Green est incapable d’insuffler le moindre souffle de vie dans cette quête mystico-intime mollassonne. Le voyage intérieur, sous genre adoré du cinéma indépendant US, accouche ici d’une souris prématurée narcoleptique défoncée au valium…

En salles depuis le 30 octobre
2013. USA. Réalisé par David Gordon Green. Avec Paul Rudd, Emile Hirsch, Lance LeGault…

 

 

 

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