MOVIE MINI REVIEW : Sabotage

MOVIE MINI REVIEW : Sabotage

Note de l'auteur

SABOTAGE

 

 

 

SABOTAGE! Comme un cri dans la nuit! Comme une devise nanarde! Comme une symbole de la carrière post-governator à Arnold Schwarzenegger! Alors que Stallone s’adonne aux délires post-modernes branchouilles nostalgico-pop avec la franchise EXPENDABLES (bientôt le troisième épisode les bichons!), Arnold (qui a, lui aussi, tenté le trip 80’s avec le consternant DERNIER REMPART) prend tout le monde à contre pied avec ce truc proprement incroyable! Incroyable de bêtise! Incroyable de vulgarité! Incroyable de violence graphique! Incroyable de nihilisme! Incroyable quoi!
Un commando d’élite des forces spéciales bidules de la DEA infiltre et pulvérise à la mitrailleuse lourde les vilains méchants cartels mexicains et leur sbires à moustaches et à AK-47. Mais ce commando, dirigé par le vieillissant Arnold, vole 10 millions de dollar$. Un pêché originel et vénal qui va ronger le groupe de l’intérieur. Et les cadavres vous s’accumonceler dans un tsunami de sang et de boyaux dégoulinant d’un cadavre cloué au plafond de sa propre cuisine. Une fliquette de la police (la super Olivia Williams) va tenter de dénouer les fils sanguinolents de cette affaire louche!
SABOTAGE est un truc de malade mental comme on en fait plus! Loin des parodies délirantes et ridicules des actioners 80’s dont il semble s’inspirer au premier abord, David Ayer (connu pour ses thrillers immersifs inégaux genre END OF WATCH ou AU BOUT DE LA NUIT) plonge dans les tréfonds des films d’exploitation 70’s ravagés par la paranoïa, le nihilisme et le désespoir mortifère.
Bref ça commence comme une mauvais copie de COMMANDO et PREDATOR pour plonger dans un hommage inattendu au radical ROLLING THUNDER. Mais version Schwarzy! Version gonflée aux stéroïdes de synthèse. Version WTF!
L’intrigue, d’un minimalisme incroyable qui frise le foutage de gueule carabiné, sert de prétexte à un déferlement de scènes d’actions choc et dégueulasses. La mise en scène frappe par son ambition formelle impressionnante (David Ayer fait mumuse avec la temporalité et manie le montage parallèle avec maestria).
SABOTAGE bénéficie d’une liberté de ton hallucinante (la mort c’est sale, la corruption est partout et elle détruit tout comme un cancer, la vie n’est qu’un interminable torture, c’est la joie quoi!) et d’un jusqu-au-boutisme spectaculairement premier degré. Un suicide commercial au fusil à canon scié qui laisse des morceaux de bouts tout partout. Mais une putain de série B viscérale. Et les ultimes plans iconiques sur le visage buriné et apaisé d’Arnold sont d’une beauté envoûtante! Nan mais c’est quoi ce truc???

« Listen all of y’all it’s a SABOTAGE »

En salles depuis le 7 mai
2014. USA. Réalisé par David Ayer. Avec Arnold Schwarzenegger, Sam Worthington, Mireille Enos…

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