MOVIE MINI REVIEW : Shokuzai – Celles Qui Voulaient Oublier

MOVIE MINI REVIEW : Shokuzai – Celles Qui Voulaient Oublier

Note de l'auteur

 

 

Le destin funeste des quatre fillettes maudites (voir là) continue de s’abattre imperturbablement. Cette malédiction implacable et pernicieuse touche maintenant les demoiselles Akiko et Yuka.
Akiko (LA FEMME OURS, segment le plus faible de la série malgré sa subtilité), jeune fille sauvage limite autiste vie dans une famille qui la protège et la méprise. La très jeune belle-fille de son frère lui rappelle étrangement Emili (la fillette assassinée). Yuko quant-à elle, a survécu au drame fondateur et à sa pénitence réclamée par la mère de la victime en se transformant en monstre froid et manipulateur. Un monstre digne des pires psychopathes. Et sa sœur fragile va en prendre plein la tronche…
Deuxième épisode de SHOKUZAI (ça veut dire pénitence), place à la famille, créature méprisante, dysfonctionnelle et mortifère. Kyoshi Kurosawa continue son périple dans un Japon apocalyptique, transformé en enfer terrestre. Et Asako, la fantomatique et sépulcrale mère d’Emili, fil rouge (sang) de cette saga n’est pas épargnée non plus. Sa froideur et sa perversion (elle torture quand même mentalement quatre fillettes innocentes dans cette histoire) vont exploser dans un épisode final délirant centré sur la résolution du meurtre matriciel. SHOKUZAI bascule alors dans un soap opera tétanisant. Un soap infernal où l’amour et la jalousie dansent la danse de la mort et de l’horreur pure. Les femmes sont à la fois victimes et justicières, les hommes ne sont que des lâches et des assassins. La société japonaise décrite par Kyoshi Kurosawa n’est qu’un cadavre en putréfaction…
On sort pulvérisé par ce ballet de de mort, de souffrance et de sentiments impossible à ressentir et à partager autrement que dans le sang.
Et la scène finale, spectrale et sardonique vous hante à jamais! Magistral!!!

En salles depuis le 5 juin
2012. Japon. Réalisé par Kyoshi Kurosawa. Avec Kyoko Koizumi, Sakura Ando, Chizuru Ikewaki…

 

 

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