MOVIE MINI REVIEW : Shokuzai – Celles Qui Voulaient Se Souvenir

MOVIE MINI REVIEW : Shokuzai – Celles Qui Voulaient Se Souvenir

Note de l'auteur

 

 

 

 

C’est pas tous les jours qu’on voit débarquer une série télé directement au cinéma ! Voici donc SHOKUZAI, mini série japonaise coupée en deux parties pour son exploitation ciné.
Dans une petite ville triste du Japon, l’horreur surgit. Une fillette se fait kidnapper sous les yeux de ses quatre amies. Elle est sauvagement violée et assassinée. Traumatisées par cet enlèvement, les quatre témoins sont incapables d’identifier le tueur qu’elles ont pourtant bien vu. La mère d’Emily (la victime) lance alors une malédiction sur elles. Elles vont devoir porter le fardeau de la mort de leur amie et expier leur incapacité à dénoncer le criminel…
Kiyoshi Kurosawa suit le destin de ces enfants quinze ans après les faits. Un destin funeste, bouleversant, terrifiant…
Cette première partie comporte les trois premiers épisodes (logique ou quoi ?). La mort d’Emily et la vie de deux jeunes femmes, Sae et Maki. La belle Sae est courtisée par un jeune homme étrange et Maki, devenue institutrice, est obsédée par la protection de ses élèves…
Kiyoshi Kurosawa nous balance une œuvre d’une ambition invraisemblable. À la fois film noir ultra classique, tragédie pure, film de fantôme (la mère est filmée comme un spectre implacable qui poursuit inlassablement ces jeunes femmes maudites) et portrait terrifiant d’un pays en perdition. Un Japon en pleine agonie. Derrière les codes du film de genre, Kurosawa parle de son pays et des relations hommes/femmes. Des relations impossibles, malsaines et mortifères. Amour platonique pervers, peur, sexualité refoulée, haine pure… SHOKUZAI est un tourbillon tétanisant. On sort littéralement pulvérisé de ce spectacle magistral de vie et de mort. Un des grands chocs de l’année !!!

En salles depuis le 29 mai
2012. Japon. Réalisé par Kiyoshi Kurosawa. Avec Kyôko Koizumi, Yû Aoi, Eiko Koike

 

 

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