MOVIE MINI REVIEW : Snowpiercer, Le Transperceneige

MOVIE MINI REVIEW : Snowpiercer, Le Transperceneige

Note de l'auteur

 

 

 

Après Neil Blomkamp et son ridicule ELYSIUM, c’est au tour de Bong Joon-Ho de nous balancer un court magistral de marxisme-crétinisme blockbusterrien.
Après que l’humanité se soit plongée elle-même comme une conne dans une nouvelle ère glacière en tentant de contrecarrer le réchauffement climatique (bravo les gars, c’est bien joué!), seul un train (plus ou moins long en fonction de la narration nawesque) fait indéfiniment le tour du monde (pardon???) avec ce qu’il reste de survivants à bord. Les pauvres à l’arrière et les riches à l’avant. Les clochards du fond se révoltent n’importe comment et entreprennent un périple mystico-mongolo vers la locomotive et son mystérieux et mythique conducteur, le dieu vivant Wilford.
Bong Joon-Ho adapte une bande dessinée française aussi 80’s qu’inconnue (LE TRANSPERCENEIGE édité dans la revue À SUIVRE) signée Jean-Marc « EDMOND LE COCHON » Rochette, Benjamin Legrand et Jacques Lob. Deuxième incursion du génial auteur de MEMORY OF MURDER dans le fantastique, après l’écolo-mongolo THE HOST et ses clodos gentils affrontant un Godzilla des poubelles, SNOWPIERCER est un condensé de l’œuvre de Ho.
Une mise en scène magnifique (mais illisible dans ses multiples scènes de baston) au service d’un scénario assez ridicule. C’est que, si l’intrigue tient vaguement sur papier (coucou la naïveté politique sincère et grotesque du début des 80’s), ses invraisemblances délirantes ne survivent pas une seule putain de seconde à leur passage au cinéma live. L’architecture même du train, aussi délirante qu’impossible rend ce spectacle totalement artificiel et difficilement supportable. En un mot c’est n’importe quoi!
On a droit à une succession interrompue de wagons improbables, le wagon-salle de classe avec prof blondasse hystérico-fanatique, le wagon-piscine, le wagon-hamam (idéal pour sauver un scénario adipeux), le wagon-aquarium, le wagon night club de province (avec sa boule à facette, sa musique minable et ses clubbers junkies) et le wagon salle de shoot…
SNOWPIERCER n’est rien d’autre qu’une succession sans queue ni tête de scènes décousues (comme des niveaux de jeu vidéo) et sans autre ambition qu’esthétique. Les décors multicolores colossaux s’enchainent pendant que Curtis (Chris ‘Captain America’ Evans) poursuit sa quête spirituelle, intime et politique. La civilisation humaine, et ben c’est rien que des méchants manipulateurs qui entretiennent délibérément la misère et qui s’entretuent froidement. Un tel degré de puérilité, ça fait limite pleurer… Mais on est quand même loin du crétinisme insoutenable d’ELYSIUM…

En salles depuis le 30 octobre
USA/France/Corée du Sud. Réalisé par Bong Joon-Ho. Avec Chris Evans, Ed Harris, Tilda Swinton…

 

La critique à Gilou c’est par là.

 

 

 

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