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MOVIE MINI REVIEW SPECIAL : critique de Dragon Ball Z Resurrection F

MOVIE MINI REVIEW SPECIAL : critique de Dragon Ball Z Resurrection F

Note de l'auteur

DRAGON-BALL

 

 

 

Tel un vulgaire ersatz de Jésus Christ version extraterrestre protéiforme ultra-violent à queue préhensile, l’immonde Freezer a résurrecté comme un sagouin psychopathe grâce à ses sbires intergalactiques multicolores, à l’immonde Pilaf (retourné en enfance depuis le dernier film, le triste Battle Of Gods) et grâce au dragon Shenron qui passait par là… Et il ne pense qu’à se venger !!!
Scénario en bois mort, chara-design dégueulasse de paresse (on reconnaît à peine certains héros), scènes de bastons aussi homériques qu’un duel de chatons défoncés au tranquillisant pour dragon de Komodo et foutage de gueule insipide généralisé… Bref, l’arnaque Dragon Ball Z est de retour et sévit de plus belle dans nos cerveaux de fans indulgents, beaucoup trop indulgents…
La Toriyamamania bat son plein (on fête les 30 ans de ce manga révolutionnaire, si si je vous jure, ce truc a un jours été autre chose qu’une pompe à fric) entre quelques mangas sympathiques signés du maître (coucou le rigolo Jaco The Galactic Patrolman), une nouvelle série télé toute moisie, Dragon Ball (pas vraiment) Super, et ce long métrage pachydermique. Le fan service oldschool et cynique s’immisce dans chaque image jusqu’à l’écœurement. En fait, la saga Dragon Ball est devenue une putain de malédiction artistique (pas financière hein ! Les zillions de yens continuent de pleuvoir sur Akira Toriyama et ses producteurs). C’est impossible de transcender ou de renouveler ce shonen calibré à la folie. Tout doit être gigaprévisible histoire de satisfaire un public lobotomisé allergique à toute forme d’originalité (coucou les fans de comics !). Dragon Ball Z Résurrection F (ou plutôt Z) se contemple d’un œil morne et d’un cerveau indolent, gentiment anesthésié par ce vide intersidéral. Le trait merveilleux de Toriyama est méticuleusement massacré par une horde d’animateurs aveugles manchots…
San Goku et Vegeta arborent une magnifique chevelure bleue de mamies parisiennes et Freezer se métamorphose en putain de fantasme disco-crypto-gay décadent tout violet et tout doré. C’est tout ce qui ressort de cet invraisemblable torrent de paresse et d’humour pas drôle (pire que les pires OAV made in 80’s) qui se conclut dans un climax relevant de l’arnaque pure et simple.
Y a comme une espèce de sincérité tarée dans tout ce cynisme répugnant étalé fièrement à la gueule du monde…

2015. Japon. Réalisé par Tadayoshi Yamamuro. Avec les voix de Masako Nozawa, Ryô Horikawa, Hiromi Tsuru…

 

 


Dragon Ball Z : Resurrection of F (Bande… par Spi0n

 

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