MOVIE MINI REVIEW SPÉCIAL : critique de Sharknado 3 : Oh Hell No!

MOVIE MINI REVIEW SPÉCIAL : critique de Sharknado 3 : Oh Hell No!

Note de l'auteur

SHARKNADO3

 

 

 

Ces grands fous sympathiques de The Asylum exploitent à fond leur nouveau filon mercantile/piège à geeks avec leurs complices de la chaîne SyFy ! Sharknado est de retour bordel ! Pour un troisième épisode hautement arthritique et horriblement prétentieux, caché derrière une pseudo-coolitude-post-moderne-méta-bidule, ce truc qui ravage la culture pop contemporaine…
La grosse tornade à requins sanguinaires tourne désespérément à vide et autour de l’insupportable famille Shepard. Entre une pub dégueulasse pour le parc d’attraction Universal, un patriotisme invraisemblable (même pas ironique) et des CGI délibérément grotesques, Fin le concombre blondinet à tronçonneuse intégrée (le pauvre Ian Ziering, nouvelle icône Z malgré lui), entouré de guest stars en perdition (coucou Frankie ‘Malcolm’ Muniz, David Hasselhoff, Bo Derek et même George RR Martin !!!), tronçonne mollement du squale de synthèse de Washington à Orlando, avec un détour vers l’orbite terrestre.
La franchise Sharknado fait dans le nanar-méta, le nanar conscient de sa nanarditude et qui tente de la transformer, avec ses tombereaux de clins d’œil pachydermiques, en comédie (soi-disant) délirante. Mais pour réussir, ben, il faut quand même posséder un minimum de talent. Et le gars, Anthony C. Ferrante, le talent, il sait pas c’est quoi ! Alors il s’adonne à la connivence idiote et cynique, en espérant tromper son monde.
Issu du même moule qui engendra l’arnaque Kung Fury, Sharknado 3 se vautre dans la facilité et la médiocrité de chaque instant. Ce truc se métamorphose même en espèce d’abîme abyssal limite expérimentale avec tous ces acteurs sans talents qui essaient délibérément de faire semblant de mal jouer alors qu’ils sont encore pire que d’habitude.
Heureusement, le final cosmique et hautement WTF sauve in extremis l’entreprise de l’arnaque pure et simple.
Tout ce petit monde se complet dans la paresse, la facilité et le mépris répugnant d’un public docile, intoxiqué depuis trop longtemps par ce tsunami de blockbusters hollywoodiens décérébrés interchangeables régulièrement élevés au rang de chefs-d’œuvre cultes…
Elle est passé où, la (fausse) naïveté et la sincérité des prod The Asylum bordel ??? Y a rien de plus indigeste qu’un navet qui se prend pour du caviar…

2015. USA. Réalisé par Anthony C. Ferrante. Avec Ian Ziering, Tara Reid, Cassie Scerbo…

 


Sharknado 3 Oh Hell No! (Bande annonce avec… par passemoilegeek

 

Partager