MOVIE MINI REVIEW : The Call

MOVIE MINI REVIEW : The Call

Note de l'auteur

 

 

 

Quand, au détour du générique d’un thriller hollywoodien, surgit l’immonde logo de la WWE (la fédération US de catch qui s’est mise à la production de navets en batterie), les neurones les plus résistants du cinéphile le plus aguerri se mettent en alerte maximum. Va y avoir du sang… Les cavaliers de la connerie filmique sont en marche et rien ne pourra les arrêter !!!
Une super-opératrice du 911 (le numéro d’urgence aux USA), ravagée par la mort d’une teenager qu’elle essayait de sauver, va devoir affronter ses démons intérieurs et un vilain psychopathe de la tête qui a kidnappé une nouvelle ado (l’ex baby star Abigail ‘LITTLE MISS SUNSHINE’ Breslin, qui s’est transformée, avec l’âge, en génisse sans talent aux cheveux blonds décolorés, c’est dur de vieillir). Cette superwoman aux cheveux bouclés (la pauvre Halle Berry en pleine décadence artistique) va réconforter la victime, pourchasser le tueur, retrouver goût à la vie, ridiculiser les flics et plonger dans la justice expéditive nauséabonde. Tranquille, quoi !
THE CALL fleure bon les thriller mongolos à concept des 80’s. L’excellente idée de situer l’intrigue dans les bureaux du 911 n’est jamais vraiment exploitée. Brad Anderson (le mec derrière le grotesque THE MACHINIST qui s’est reconverti depuis dans les séries télé, et ça se voit grave) nous balance un truc insipide. Les deux actrices sont épouvantables et hystériques, l’intrigue est une autoroute dénuée de la moindre surprise et la mise en scène totalement inexistante. Et le climax neubeu (coucou LE SILENCE DES AGNEAUX) vire carrément à l’apologie décomplexée de la vengeance. Un final proprement dégueulasse, symbole d’un cinéma d’action US en perdition (on ne compte plus les purges de ce genre). Irrémédiablement minable…

En salles depuis le 29 mai
2013. USA. Réalisé par Brad Anderson. Avec Halle Berry, Abigail Breslin, Michael Eklund…

 

 

 

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