MOVIE MINI REVIEW : The Land Of Hope

MOVIE MINI REVIEW : The Land Of Hope

Note de l'auteur

 

 

Tout juste un an après la catastrophe de Fukushima (catastrophe honteusement oubliée, les fuites radioactives continuent allègrement là-bas mais on s’en fout, y a la finale de THE VOICE à la télé), le cinéaste fou et superprolifique Sono ‘SUICIDE CLUB’ Sion s’attaque à cette tragédie. Mais plutôt que de se lancer dans une reconstitution lourdingue des faits Sono Sion prend la tangente, abandonne son univers pop délirant et nous balance un drame intimiste uchronique.
Dans la ville, inventée pour l’occasion, de Nagashima (Nagasaki+Hiroshima+Fukushima) une famille aisée d’éleveurs subit de plein fouet un tremblement de terre, le tsunami qui suit et l’explosion de la centrale nucléaire du coin, merci la vie! La tragédie iconoclaste et terrifiante se met en place. Après qu’une palissade illusoire et grotesque ait séparé la ville en deux, juste au milieu du potager familial, la famille se déchire. Partir ou rester. Le patriarche et sa femme restent alors que le fils et son épouse enceinte tentent de fuir la radioactivité omniprésente. THE LAND OF HOPE est la chronique bouleversante d’une communauté (et d’un pays) en perdition qui essaie de survivre à l’apocalypse. Comment réagir face à cet ennemi invisible et face à des autorités irrémédiablement discréditées par ses perpétuels mensonges. L’espoir du titre n’est qu’une douce illusion. La mort lente et imperceptible est partout. Il n’y a pas d’échappatoire possible. Mais Sono Sion filme cette tragédie lumineuse avec une délicatesse, un humour et un romantisme bouleversant (l’amour est plus fort que tout les gars). Les héros magnifiques errent dans des décors fascinants. Les authentiques villes fantômes abandonnées après le tsunami. Et ces images sont d’une force hallucinante, à la fois belles et horribles. L’humanité continuent vaillamment de se battre malgré les ténèbres. L’espoir est encore là, ténu… Mais il est là! Enfin… On va dire ça quoi…

En salles depuis le 24 avril
2012. Japon/Grande-Bretagne/Allemagne/Taiwan. Réalisé par Sono Sion. Avec Isao Natsuyagi, Naoko Ohtani, Jun Murakami…

 

 

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