MOVIE MINI REVIEW : The Lords Of Salem

MOVIE MINI REVIEW : The Lords Of Salem

Note de l'auteur

 

 

 

Le tâcheron barbu intergalactique (et incroyablement surestimé) Rob Zombie est de retour. Après ses remakes d’HALLOWEEN 1 & 2, saccages minables et arrogants de l’œuvre de John Carpenter, monsieur Zombie nous balance son nouveau bidule venu des tréfonds de son cerveau de chanteur-de-hard-rock-dégénéré-qui-se-croit-subversif-alors-qu’en-fait-il-est-horriblement-consensuel-et-inoffensif, THE LORDS OF SALEM.
Salem, ville américaine connue pour ses sympathiques pendaisons de pseudo sorcières au XVIIe siècle… De ces événements malheureusement authentiques, symbole d’un puritanisme immonde et délirant, Rob Zombie n’a retenu que le côté folklorique. Genre c’étaient vraiment des sorcières dévouées à Satan quoi… Et elles veulent se venger de leurs tortionnaires et de leurs descendants. THE LORDS OF SALEM suit la plongée dans la folie et la possession nanarde d’une animatrice radio ensorcelée par le son d’un vinyle mystérieux et par trois vieilles folles qui fomentent le retour de leur super pote Satan…
Ce bon vieux Rob nous balance une bouillie expérimentale proprement stupéfiante. Sheri Moon Zombie (sa femme « actrice » avec des fraises tatouées sur l’épaule qui ne peut jouer que dans les films de son mec tellement elle est épouvantable) illumine ce spectacle nanardissimo de toute sa nullité atomique! Un regard de vache morte, un jeu aussi excitant qu’une courgette transgénique bouillie, elle est fantastique! Après avoir fait des trucs dégueulasses avec un gamin et un cheval blanc dans HALLOWEEN 2, la demoiselle fait des trucs contre nature avec ses cheveux (coucou les dreadlocks risibles), un labrador et des vieilles dames hirsutes. Rob nous offre aussi la vision dantesque de radasses hors d’âge complètement nues (au secours mes yeux) en train de danser autour d’un feu dans la forêt. Ok THE LORDS OF SALEM se veut une expérience sensorielle, un périple aux confins de la folie. Mais ce bidule grotesque n’est qu’un plagiat über Z et consternant de SUSPIRIA, ROSEMARY’S BABY et SHINING… Les scènes les plus idiotes s’accumulent sans vouloir s’arrêter… Ça devient envoûtant quelque part.  Rob Zombie rivalise carrément avec l’inoubliable MOTHER OF TEARS de Dario Argento. Un grand nawak incroyablement prétentieux qui se transforme en expérience nanarde inoubliable! Nan mais quelle purge! Encore bravo Rob!

2012. USA/Canada/Grande-Bretagne. Réalisé par Rob Zombie. Avec Sheri Moon Zombie, Bruce Davison, Jeffrey Daniel Phillips…

 

 

 

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