MOVIE MINI REVIEW : The Machine

MOVIE MINI REVIEW : The Machine

Note de l'auteur

THE-MACHINE

 

 

 

C’est la fête aux intelligentes artificielles en ce moment! Après le poussif hipstero-neo-retro HER et le romantico-technologique REAL voici THE MACHINE. Version digitale (made in England) et fauchée du mythe de Pygmalion matiné de FRANKENSTEIN, METROPOLIS, BLADE RUNNER, TERMINATOR et GHOST IN THE SHELL!!! Ouais carrément!
C’est la guerre froide 2.0. Avec la Chine cette fois. Dans une Angleterre uchronico-dystopique au bord de la guerre, un scientifique travaille sur l’intelligence artificielle. Il va créer une machine, appelée the machine (comme ça c’est plus pratique), à l’image de sa jeune et ravissante collègue mystérieusement assassinée. Et évidemment tout va partir en sucette. La créature devenant de plus en plus indépendante et donc de plus en plus dangereuse pour un gouvernement qui ne rêve que de machine à tuer.
L’inconnu Caradog W. James parvient à transcender son budget microscopique pour nous balancer à la tronche un huis-clos d’une profondeur hallucinante et d’une beauté ensorcelante (les SFX, utilisés avec parcimonie, sont fantastiques). Réflexion brillante sur la robotique (ça veut dire quoi être vivant? C’est quoi une âme?) doublée d’une histoire d’amour bien tordue (la machine à la fois clone d’une bombasse morte, la mimi Calty Lotz, et « personne » à part entière) et d’un pamphlet anti-militariste énervé, THE MACHINE surprend constamment. Ça fait un bien fou de découvrir ce genre de production aussi ambitieuse que désargentée. Impressionnant!

En DVD/Blu-ray depuis le 20 mai
2013. Grande-Bretagne. Réalisé par Caradog W. James. Avec Caity Lotz, Toby Stephens, Denis Lawson…
Éditeur : Aventi Distribution

 

 

 

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