MOVIE MINI REVIEW : Warcraft : Le Commencement

MOVIE MINI REVIEW : Warcraft : Le Commencement

Note de l'auteur

WARCRAFT

 

 

 

L‘heroic fantasy médiévalo-fantastico-bidule de cinéma ne s’est toujours pas remise du Seigneur de anneaux blindé de monstro-mongolos et d’humains affrontant le mal tout méchant de la vilénie qui fait rien qu’à vouloir répandre la désolation et la méchanceté sur le premier royaume qui passe, clinquant comme un enjoliveur de supercar tunnée par un chicano-californien aveugle du Nord-Pas-De-Calais-Et-Pas-Trop-De-Goût-Non-Plus. Depuis la trilogie insipide à Peter Jackson (qui a rapporté des tonnes de zillions de dollars), on se cogne régulièrement une ribambelle de clones plus ou moins nanardeux (plutôt plus, plutôt plus ! Y en a des avec Nicolas Cage quand même bordel). C’est au tour de Duncan ‘Moon’ Jones de s’attaquer à ce genre codifié à l’extrême, à cette autoroute narrative et visuelle épuisante de vide. Et ça donne Warcraft : le Commencement, adaptation ciné du mythique jeu World of Warcraft, le MMPORG de chez Blizzard. Une origin story sur le pourquoi de la guerre entre les humains (avec leurs armures en plastoc qui brille) et les orcs en pixels (avec leurs canines inférieures proéminentes et leurs mains géantes qui leur donnent l’air con).
Alors y a un vilain magicien orc digital tout moche qu’il a des cornes qui lui poussent dans le dos, fan de Stargate, qui a décidé de construire un portail interdimensionnel bidule fonctionnant à l’essence vitale (sans plomb j’espère !) pour permettre à son peuple de quitter son monde de merde pour aller gambader et démembrer de l’humain dans la campagne chatoyante toute pixélisée de partout d’abord !
Warcraft : le Commencement, c’est donc la chronique de cette rencontre un peu barbare avec tout plein de magie dedans (tantôt bleue électrique tantôt vert fluo). Mais, alors qu’on se fade le sempiternel fan service dans un déferlement de cinematics indigestes, un semblant d’intérêt montre le bout de son nez. C’est que Duncan a mis du Shakespeare dans ses pixels. Du Shakespeare rempli de hipsters barbus engoncés dans leurs armures plaquées or et argent obsédés par le devoir (du grand classique) et aussi d’orquettes bâtardes verdâtres au destin super tragique.
Les acteurs se démènent tant bien que mal devant leur fond vert (on est triste pour eux) et les CGI (parfois carrément dégueulasses) manquent de puissance (on se croirait en permanence devant le trailer d’une extension du jeu). Tout ça manque de souffle épique malgré la volonté de Duncan Jones d’aller vers la tragédie. Mais tout va beaucoup trop vite, difficile de s’attacher aux personnages…
En fait, l’heroic-fantasyxploitation est un genre maudit. Condamné à régurgiter la même histoire à base de magie magique et de mal maléfique et de prophéties prophétiques neuneus. Personne n’est parvenu à transcender tout ça depuis un paquet d’années. Et ce ne sera pas ce DTV gentillet, malgré ses qualités, qui accomplira cet exploit. C’est pas honteux, c’est juste tellement anecdotique et puéril et inoffensif qu’on se croirait devant un quatrième épisode de Bilbo le Hobbit situé dans le monde nanardeu de Donjons et dragons
Heroic fantasy + adaptation de jeu vidéo, l’équation impossible que même Albert Einstein il a refusé d’y frotter ses moustaches…
Et Duncan s’en sort pas si mal que ça…

En salles depuis le 25 mai
2016. USA. Réalisé par Duncan Jones. Avec Travis Fimmel, Paula Patton, Ben Foster…

 

 


Warcraft Le Commencement : bande-annonce #1 VOST par inthefame

 

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