• Home »
  • MUSIQUE »
  • Music Mini Review : 7 Days Of Funk (Snoopzilla & Dâm-Funk)- 7 Days Of Funk (Stones Throw)
Music Mini Review : 7 Days Of Funk (Snoopzilla & Dâm-Funk)- 7 Days Of Funk (Stones Throw)

Music Mini Review : 7 Days Of Funk (Snoopzilla & Dâm-Funk)- 7 Days Of Funk (Stones Throw)

Note de l'auteur

2013 marque le 20e anniversaire du séminal premier album de Snoop (alors Doggy) Dogg, Doggystyle. Depuis, le pape de la West Coast a collaboré avec tout le monde et surtout n’importe qui, de Willie Nelson à Buzz Aldrin . Jusqu’à son album reggae sorti en avril dernier sous le pseudo Snoop Lion, « Reincarnated ». Une versatilité qui donne plus l’impression qu’il bouffe à tous les râteliers (pardon, les gamelles). Son association avec le producteur californien Dâm-Funk sonnait donc comme un retour aux sources, et semblait avoir réveillé la bête affamée qui sommeille chez ce businessman. D’où le choix de Snoopzilla comme pseudo pour ce projet, qui ne change rien mais n’embête personne non plus. Pratique.

7 Days Of Funk est un EP de funk californien qui a l’avantage d’être concis, avec 8 titres (sept titres et un bonus). Un peu comme une liste de Noël remplie pour les fans de la première heure, avec Kurupt, le Dogg Pound et Steve Arrington en seuls invités (Bootsy Collins vient aussi faire un coucou anecdotique). Une affaire très conservatrice et groovy, à l’image de ce que produit habituellement Dâm-Funk. Petit problème : à part l’excellent et généreux « Faden Away », la Cadillac 1964 musicale des deux compères tourne un peu à court de carburant. Passé une entrée en matière très évocatrice du Snoop de la première heure, « Niggaz Hit D Pavement », tout le refrain de « Feels So Real (Won’t Let Go) » de Patrice Rushen est honteusement repris sur « Let It Go ».

Le sillon des beats programmés de manière légèrement décalée, California-style, est bien creusé, et 7 Days Of Funk est taillé avant tout pour la fête et les nostalgiques. Mais l’autosatisfecit des deux compères fait qu’on passe un peu à côté de la fraîcheur potentielle du projet. Le capital sympathie est bien là, et ils le savent, nous posant la question rhétorique « I just got one question: do you love me »? (« 1Question? ») Des titres comme « Do My Thang » restent agréables mais un peu sous-produits, empêchant le 7 Days Of Funk de se hisser au rang des projets les plus funky de l’année. Une perspective qui risque de remuer beaucoup de permanentes, mais donne l’appétit quant à de futures collaborations entre Snoop et Dâm-Funk, mais limitées à quelques titres. Si l’alchimie est là, elle ne tient pas le coup sur un projet entier, à l’inverse des collaborations avec un Battlecat ou DJ Quik. Dommage.

Play It : Faden Away, I’ll Be There 4 U

Skip It : Let It Go, Ride (feat. Kurupt)

Partager