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Music Mini Review : Brides Of Funkenstein, Funk Or Walk (Rhino/Atlantic)

Music Mini Review : Brides Of Funkenstein, Funk Or Walk (Rhino/Atlantic)

Note de l'auteur

1978. Le P-Funk Allstars de George Clinton continue à avoir un succès national phénoménal, et à amener sa nouba géante et ses zicos barrés à travers le monde. Mais, après la publication du tube de Parliament « Flashlight », beaucoup de membres ont déjà quitté Clinton a alors pour idée de mettre le projecteur sur les deux choristes du collectif, Lynn Mabry et Dawn Silva. The Brides of Funkenstein, nommées ainsi après un de ses alias, Dr. Funkenstein et bien sûr « The Bride of Frankenstein », est née. Deux albums sortent chez Atlantic Records, et Funk Or Walk sera le premier pour les nouvellement gradées du roi des Funkateers. Don’t Buy Texas from A Cowboy  suivra, avant que le groupe soit dissous derechef par Clinton à l’aube des années 1980. Les deux albums sont disponibles sur les plateformes digitales en version remasterisée, et « Funk Or Walk » a été édité mardi.

Pour lancer Funk Or Walk , il fallait une fusée, pour reprendre le domaine favori du père Clinton, et ce fut chose faite avec « Disco To Go », (coproduit par Bootsy Collins qui vient de lancer « Bootsy ? Player Of The Year », donc au faîte de son art) à la basse ronflante et au groove métronomique. Le single sera certifié disque d’or, et sonne comme une réponse réactionnaire à la scène disco aux rythmiques beaucoup plus rapides et commerciales. Loin du pastiche, les Brides s’imposent et rappellent que « The Mothership Connection is here », sous-entendu : pour rester.

L’album se termine en beauté, avec l’évocateur « Amorous » et ses cuivres jazzy qui couronnent le tout. Entre les deux, le contenu peut être décrit comme un album de P-Funk suivant la formule, un comble pour un collectif si occupé à défoncer les barrières à grands coups de références cosmiques. On trouve donc une ballade XL langoureuse de plus de 9 minutes (« Just Like You »), un interrogatoire cosmique proto-boogie où l’on apprend « the dance of sensitivity » (« War Ship Touchante »), et quelques belles tranches de jam sessions décontractées et légères en paroles (« Nappy »). Mais qu’importe, au final. Les talents d’arrangeur de Clinton et la virtuosité de sa garde rapprochée sont à l’œuvre, mais elles ne permettent pas vraiment à Mabry et Silva de se démarquer en tant que voix solo. Funk Or Walk était d’abord taillé pour le live, et si le projet ne manque pas de piquant ni de fun, il n’est pas à ranger dans la catégorie des pépites enfouies du genre. Ne vous y méprenez pas, ceci dit : entre le « funk » et le « walk », mon choix sera toujours le premier.

Play It : Disco To Go, Birdie

Skip It : When You’re Gone

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