Music Mini Review : Broken Bells, After The Disco (Columbia)

Music Mini Review : Broken Bells, After The Disco (Columbia)

Note de l'auteur

Le nouveau projet de James Mercer, chanteur des Shins, et Brian Burton alias Danger Mouse était assez attendu. After The Disco est un projet plus cohérent que l’éponyme premier album, qui était plus une terre d’expérimentations entre Mercer et un producteur touche-à-tout et bric-à-brac. Avec tous les projets qu’il sort à la vitesse de l’éclair, on pourrait croire que Broken Bells serait un peu téléphoné de la part de Danger Mouse. Il n’en est rien : After The Disco évite les écueils d’un revival new-wave trop kitsch et se concentre sur des perles pop mélodiques assez classiques mais efficaces. Le premier single, Holding On For Life, voit Mercer partir dans un falsetto façon Bee Gees sur un fond pop-funky rappelant les associations Bowie/Nile Rodgers.

Cela rend After The Disco assez agréable à l’écoute, mais se révèle sans grandes surprises ni écarts stylistiques, à l’exception peut-être du premier titre qui vire power-pop sur la fin, « Perfect World ». On retrouve une excursion malléable sur les bords de plage avec force reverb : « Lazy Wonderland », et une comptine pop festoyant sur les restes du rock’n’roll en fin d’album, « The Remains Of Rock’n’Roll ». Le tout est emballé avec un certain sens du goût, mais Broken Bells reste beaucoup trop policé dans ses entournures, masquant un songwriting souvent passe-partout par des choeurs lumineux (« Leave It Alone »…. si c’est demandé si gentiment, volontiers). Danger Mouse arrive à contenir ses arrangements et les rendre accessibles, ce qui rend les fautes de goût assez latentes : des cuivres au synthé absolument cheap sur « Control », d’autant plus absurdes que les cordes de « Remains of Rock’n’Roll » sont convaincantes.

Par rapport au premier album, After The Disco est une déception, qui sera sans doute palliée par des performances live. En voulant gagner en efficacité, Danger Mouse aplanit un peu ses arrangements, ce qui donne un certain mal à sortir des titres du lot, hormis l’imparable « Holding On For Life ».

Play It : Medicine, The Angel And The Fool

Skip It : Leave It Alone, Control


 

Partager