Music Mini Review : Damon Albarn – Everyday Robots

Music Mini Review : Damon Albarn – Everyday Robots

Note de l'auteur

damon-albarn-Everyday-RobotsSi Everyday Robots, l’album, avait été aussi parfait que le morceau du même nom, Damon Albarn nous aurait sans doute pondu son chef d’œuvre, le truc autour duquel il tourne depuis tant de temps sans vraiment pouvoir mettre la main dessus. Mais la vérité est que, malgré une majorité de morceaux plutôt bien, aucun n’atteindra la classe du titre d’ouverture.

Le fait est que Albarn n’a sans doute pas eu le courage (ou l’envie) de faire un disque véritablement triste. Et pourtant, on sent bien en écoutant les premiers morceaux, qu’on n’est pas exactement sur un album qui va célébrer le soleil et la belle vie.

Mais voilà, il faut qu’il casse le délire avec Mr Tembo qui, malgré des qualités indéniables, a aussi une fâcheuse tendance à être un peu simpliste lorsqu’on sait de quoi le Gorillaz est capable. C’est un peu une redite de ce qu’il nous avait donné sur Mali qui n’a clairement pas grand-chose à faire ici.

D’autant que dès le morceau suivant, Albarn reprend son spleen du début en alignant un très jolie You & Me, hanté par le spectre de David Bowie. Un spleen qui ne nous quittera plus jusqu’au morceau final, malheureusement le plus raté de tout le disque.

Quelle drôle d’idée d’avoir fait appel au génial Brian Eno pour ce qu’il fait de moins bien, à savoir chanter ? Proprement insupportable dès les premiers accords, Heavy Seas of Love ruine complètement le mood solitaire laissé par The History of a Cheating Heart.

A trois morceaux près, Damon Albarn aurait pu nous sortir un album magnifique. Trois morceaux qui sonnent comme des fausses notes d’optimisme forcé et mal venu au milieu d’un disque autrement plus triste et plus authentique.

 

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