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Music Mini Review: Death From Above 1979, The Physical World (Last Gang Records)

Music Mini Review: Death From Above 1979, The Physical World (Last Gang Records)

Note de l'auteur

physical worldCher tous,

Après un premier mariage difficile, un magnifique premier né nommé You’re a Woman, I’m a Machine, une dispute fatale et un divorce haineux, Sebastien Grainger et Jesse F. Keeler ont le plaisir de vous de vous annoncer le renouvellement de leur vœux de mariage. Pour l’occasion les deux membres de Death From Above 1979 enfin réunis sont heureux de vous présenter The Physical World, fruit de leur seconde union. Né le 9 septembre 2014, le chérubin dure 36 minutes et comme son grand frère, il envoie du gros pâté.

On avait un peu eu la trouille quand même. Après 5 ans de séparation et des projets en pagaille, qu’est ce qui a pu pousser les deux membres de Death From Above 1979 à se reformer ? On était tentés de dire « les thunes », pensant (au hasard) à la pathétique réunion mercantile et sans âme d’At The Drive-In en 2012. Sauf que non. Ou alors ils le dissimulent vachement bien. Reprenant leur groupe exactement où ils l’avaient laissé en 2006, Sebastien Grainger et Jesse F. Keeler continuent l’aventure DFA1979 sans aucun cynisme et accouchent du digne successeur de You’re a Woman, I’m a Machine. Même formule (une basse, une guitare et quelques synthés discrets), même énergie, même structure, même durée.

Là où on pouvait craindre le clone pur et simple, le groupe donne à chacun de ses morceaux un côté épique, jonglant habilement entre des mélodies pop sucrées et un son lourd et dense emprunté au stoner, au métal et au punk. Keeler et Grainger ne réinventent certes pas la roue mais la font rudement bien tourner.  Les cinq premiers morceau du disque sont ainsi truffés de morceaux de bravoure ultimement burnés (Virgins et son très lourd premier couplet, Right on Frankenstein ! et son pont métallisé) et de sonorités dancefloor appuyées par la voix mi-bourrin mi-coquin de Grainger (Always on et son « All I want is love », « I need you to know, I don’t want you to go » dans Crystal Ball).

A l’image de la chanson Black History Month sur leur précédent album, White is Red coupe cette nouvelle galette en deux. Intro calme, mélodie sirupeuse, montée en puissance maitrisée… Et si on pouvait s’attendre à un essoufflement en seconde moitié, il n’en est heureusement rien. Le duo enchaîne avec les tubesques Trainwreck 1979 et Nothing Left, les bourrinades Government Trash et Gemini et finissent en beauté sur The Phssical World, track éponyme aux envolées baroques comparables à du Mars Volta ou du Silver Mount Zion.

36 minutes viennent de passer sans qu’on s’en rende compte et déjà la basse poisseuse de Keeler et la batterie syncopée de Grainger commencent à nous manquer. Redoutablement efficace et au petit goût de reviens-y, l’album est une suite plus qu’honorable reprenant les codes et les formules du premier opus avec une fraîcheur et une énergie intacte. On pourra leur reprocher de ne pas se réinventer et de choisir la voie de la facilité ou arrêter de faire son gros chieur et apprécier la balade. Perso, j’ai déjà fait mon choix.

 

Album disponible depuis le 9 septembre

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