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Music Mini Review : Divergente- Bande Originale du Film (Interscope/Polydor)

Music Mini Review : Divergente- Bande Originale du Film (Interscope/Polydor)

Note de l'auteur

image002La nouvelle franchise adaptée de bouquins pour ados/jeunes adultes à succès tente aussi de suivre les pas de son aînée, Hunger Games, en s’offrant une bande-son rutilante, quelque part entre électro pour clubs, pop, rock et rap. Mais l’écoute du résultat final sonne souvent comme un sacerdoce, à l’image du score de Junkie XL (chroniquée ici par Sheppard).  Divergente et son réalisateur Neil Burger veulent imaginer un son futuriste pour coller à leur dystopie, mais les titres retenus se rapprochent plus d’une playlist Fun Radio que d’une quelconque expérimentation rebelle et déjantée. Il faut dire qu’ils sont bien aidés par Ellie Goulding, pour laquelle ils ont eu un coup de cœur, et dont les trois interventions oscillent entre mièvrerie et fist-pump à la « Jersey Shore », « Beating Heart » en étant un exemple flagrant. Il en va de même pour Skrillex (brrrr), son guest Sam Dew (ne pas confondre avec le Mountain Dew) et sa cohorte de chatons écartelés qui font de « Stranger » un monument de mauvaise dance music. Là où les BO de Hunger Games étaient faites avec des artistes triés sur le volet et écrivant autour des thèmes du film, Divergente l’album semble avoir été conçu avec un panel de programmateurs radio, qui ont ciblé « ce que les djeunz d’aujourd’hui écoutent » et ont fait une wishlist en fonction.

Même Snow Patrol, habitué à nous servir de jolies contributions suivant les BOF, est en pilotage automatique en mimiquant Coldplay avec leur « I Won’t Let You Go » (oui mais faut nous lâcher là). Pareil pour un Big Deal dont on ne peut pas faire grand-cas, avec un « Dream Machines » d’une vacuité à pleurer. Heureusement, même avec des placements malins d’artistes qui ne se sont pas encore lancés à une conquête sans partage du marché américain (Woodkid! Par deux fois!), quelques expérimentations hybrides font mouche. A savoir, le titre de Tame Impala et Kendrick Lamar, « Backwards » : en reprenant le thème du fugitif et un flow qui a déjà fait ses preuves chez Imagine Dragons, Kendrick reprend la dystopie du film à son propre compte, alors que Tame Impala fournit des cordes psyché élégantes et des choeurs distants et élégants. A$AP Rocky et Gesaffelstein servent une contribution (« In Distress ») plus paranoïaque et inspirée par le Yeezus de Kanye (dont le producteur français était un des conspirateurs). Ajoutons-y un bel inédit de M83 malgré son saxophone un peu kitsch (« I Need You ») et on a quelques grands moments égarés sur une compilation plus conformiste qu’elle n’en a l’air.

Play It : Tame Impala/Kendrick Lamar, « Backwards », M83, « I Need You »

Skip It : Ellie Goulding en général, Zedd-« Find You »

 

 

 

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