Music Mini Review: Foster the People – Supermodel (Columbia)

Music Mini Review: Foster the People – Supermodel (Columbia)

Note de l'auteur

foster-the-people-e28093-supermodelLeur premier album intitulé Torches avait été un des gros cartons de l’année 2011. Avec des titres comme « Pumped Up Kicks », « Helena Beats », « Houdini » ou encore « Don’t Stop (Colors on the Walls) », Torches était une véritable usine à tubes pop, taillés pour les ondes. Le trio américain de Foster The People est de retour cette année avec Supermodel et nous offre un parfait album pour célébrer le retour du soleil !

 

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à écouter le premier morceau de l’album intitulé « Are You What You Want To Be ? ». La mélodie explose en bouche (si je puis dire) avec un refrain scandé qui reste en tête mais surtout avec ses couplets flirtant délicieusement avec la world music et son parfum qui vient d’Afrique. Pas étonnant puisque Mark Foster, chanteur et leader du groupe, est allé au Maroc pour une session d’écriture afin de s’inspirer de la musique africaine. Du coup, c’est avec parcimonie que le groupe infuse dans Supermodel une bonne et réjouissante dose d’exotisme, notamment à l’aide de nombreux chœurs. À certains moments, on sent poindre Vampire Weekend, à d’autres, ça nous évoque Fool’s Gold et pourtant, Foster The People réussit à garder une identité propre. Bien que le groupe ait tendance à partir un peu dans tous les sens, notamment en live, il semble avoir trouvé la formule pour accoucher de véritables petits hits. Et garde un son pop efficace en y assimilant des influences diverses mais cohérentes.

 

Autre morceau à avoir retenu mon attention : « Nevermind » et ses sublimes et subtils accords de bossa-nova. Le titre déroule une mélodie parfaitement planante tandis que les chœurs nous font voyager dans de lointaines terres sauvages. Certainement l’une des pistes les plus précieuses de l’album. Excellent point également pour le gracieux et religieux intermède musical de « The Angelic Welcome Of Mr. Jones » avant que n’arrive le très funky « Best Friend », rappelant le premier album. Une ligne de basse aiguisée, la voix haut perchée de Foster, des chœurs (bien sûr !) et des cuivres qui réchauffent le tout, vous secouez bien et vous obtenez le morceau que toutes les radios vont s’arracher. Simple comme du Foster The People ! Vous pouvez d’ailleurs appliquer la même recette au single « Coming Of Age » pour un résultat tout aussi euphorisant. Dans « A Beginner’s Guide To Destroying The Moon », le groupe s’offre une petite virée plus électro-pop-rock, pas désagréable mais moins dans le ton que le reste. D’autant que ce titre est suivi de « Goat In Trees » qui, pour le coup, s’aventure dans une folk aérienne tribale et minimaliste.

 

Comment ne pas se laisser bercer par l’épure de « Fire Escape », morceau acoustique, fragile, apaisant, touchant… Une ballade prenante qui risque de ne pas vous lâcher. D’une certaine façon, le son de Supermodel se veut plus organique, plus humain que celui de Torches, qui était plus numérique. Moins de morceaux mastodontes donc, mais une pop plus racée, toujours un peu bordélique mais qui cherche à aller plus loin. Sans prétention et vraisemblablement sans trop de pression vis-à-vis de leur premier gros succès, Foster The People a réussi à faire évoluer sa musique, pour un résultat réussi. Supermodel nous convie à un petit trip parfois intime, parfois exubérant et on ressort de là avec des mélodies plein la tête et des images plein les yeux.

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