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Music Mini Review : Janelle Monàe – The Electric Lady (Bad Boy/Warner)

Music Mini Review : Janelle Monàe – The Electric Lady (Bad Boy/Warner)

Note de l'auteur

Ambition. Grandiloquence. C’est un peu ce qu’on pouvait ressentir à l’écoute du précédent album de Janelle Monàe, The Archandroid. Soit les suites 2 et 3 d’un grand opéra vaguement inspiré de Fritz Lang, Metropolis. Le concept de « suites » divise encore The Electric Lady en deux. Mais tenant à sa liberté, comme son alter ego androïde Cindi Mayweather, miss Janelle a compris que ses concepts allant vers la sci-fi, assortis à une attitude très rock’n’roll 60s et costard-cravate sur scène pouvaient aliéner le grand public. Elle qui a été signée sous le patronage de Diddy allait-t-elle se sacrifier sa richesse vocale sur l’autel d’un r&b vite produit, vite oublié ?

La réponse est « oui » et « non ». The Electric Lady s’apprécie moins comme un album pensé et séquencé et plus comme une collection de chansons très accrocheuses dans leur ensemble. Ainsi, les grooves concoctés par son équipe (parmi lesquels les producteurs Nate Wonder et Chuck Lightning, multi-instrumentistes très talentueux au service d’une seule artiste) sont aussi survitaminés, mais moins agressifs aux entournures. Pas de «Come Alive» sautillant ici, mais un «Dance Apocalyptic» survolté, avec des ukulélés cajoleurs tirant vers la pop tout terrain.

The Electric Lady fonctionne comme une succession de hits à messages. Mais Monae refuse de se compromettre dans une seule case : ses citations de «I Can’t Help It» ne sont pas robotiques sur «Dorothy Dandridge Eyes», mais témoignent d’une application maline à trouver un arrangement adéquat à sa voix hypnotique. Janelle Monàe est une diva mais fait appel au scat ou au rap lorsqu’elle ne veut plus chatoyer l’auditeur.

Le psychédélisme est marqué par les cordes de l’orchestre maison de son label, Wondaland, qui parsème les grooves d’une intensité dramatique sombre. Même s’il est moins cohérent que son prédécesseur, Electric Lady convoque tous les fantômes de la «great Black music», de Stevie aux Jackson 5 en passant par Prince en personne (qui vient apporter un soutien rare et discret sur «Giving Them What They Love») pour avoir une palette plus colorée. Qui continue de la placer au-dessus de la mêlée de ses petites camarades.

Play it : Electric Lady, Dorothy Dandridge Eyes
Skip it : We Were Rock’n’Roll, Sally Ride

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