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Music Mini Review : John Carpenter’s Lost Themes, de John Carpenter (Sacred Bones)

Music Mini Review : John Carpenter’s Lost Themes, de John Carpenter (Sacred Bones)

Note de l'auteur

john-carpenter-lost-themesJe sens que je vais me faire des copains sur ce coup-là, mais bon…

Voici quelques temps déjà que la sphère geek s’en fut toute émoustillée à l’annonce d’un album d’inédits du grand John Carpenter. Or, même s’il faut reconnaître que le compositeur a laissé une trace certes indéniable (et méritée) dans le monde de la musique de film, il faut aussi être honnête. Sa dernière bonne BO date quand même de 1987 (Prince of Darkness) et elle-même s’inscrit entre un passage particulièrement pas terrible (Christine, They Live) et une suite tout de même assez moyenne, pour ne pas dire pire (Vampires, Ghost of Mars). Carpenter musicien, le vrai, celui auquel on pense quand on y fait référence, c’est surtout une période qui s’étend de la fin des années 70 au début des années 80 et tous ceux qui s’attendaient à ce qu’il renoue avec cette période sacrée sur John Carpenter’s Lost Themes en seront pour leur frais.

Même si le compositeur parvient un temps à faire illusion sur Vortex, on se rend vite compte par l’arrivée tout aussi soudaine qu’hideuse d’une guitare au son bien craignos dont seul Big John a le secret (à ce stade, c’est un don, si, si), que John Carpenter’s Lost Themes fera plus référence à la période post 87 qu’à celle d’avant, et encore, pas à son meilleur cru. Le début positivement atroce d’Obsidian et la production générale d’une ringardise absolue ne feront que confirmer la chose et il en sera de même sur tout le reste du disque. On touche le fond avec Domain. Wraith est pas mal non plus dans le genre désespérant.

A vrai dire cet album a tout de l’arnaque savamment orchestrée qui viserait à nous vendre des morceaux récemment enregistrés pour du bootleg de la mort qui tue. Est-ce là l’idée d’un producteur peu scrupuleux qui aurait sorti Papy John de sa retraite à coup de dollars pour qu’il enregistre un album histoire de surfer cyniquement sur le fait que le compositeur soit l’un des plus pompé du moment ? Où est-ce Carpenter lui-même qui voyant la reconversion de David Lynch en musicien, s’est dit : « pourquoi pas moi ? ».

Même si les deux derniers morceaux, Purgatory et Night, viennent un peu sauver le disque de la noyade totale, il reste que ces thèmes « perdus » auraient mieux fait de le rester. J’en viens même à souhaiter que John Carpenter’s Lost Themes fasse un bide énorme afin qu’il ne lui vienne pas à l’idée de nous en sortir d’autres. On t’aime John, mais là, c’est vraiment pas possible.

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