Music Mini Review : Milosh, Jetlag (Deadly Records)

Music Mini Review : Milosh, Jetlag (Deadly Records)

Note de l'auteur


Alors que la presse internationale va gentiment se chatouiller la nouille sur le nouvel EP de Burial (vous savez, le mec tellement surestimé qu’on croirait qu’il a inventé les disques rayés), on va plutôt vous parler d’un gars nettement plus talentueux et qu’on avait un peu perdu de vue depuis 2006. En plus, c’est complètement de ma faute. Milosh, puisqu’il faut le nommer, fait partie de ces artistes que j’avais omis de suivre et ce n’est que grâce à un sursaut de « mais que sont-ils devenus ?», que je découvre son 4ème album.

Le truc qui fait plaisir à l’écoute de Jetlag, c’est que le style si particulier du Canadien est resté intact. Il est de ces musiciens qui se sont foutus dans une niche très tôt et qui aurait du mal à en sortir sans complètement virer de bord. Forcément, Milosh n’est pas le roi de la prise de risque à ce niveau là, mais le son qu’il opère est déjà tellement pointu, que ce n’est pas un mal.

Jetlag est un album de détails où le plus important n’est pas la voix, certes un peu monocorde, mais ce qui se passe autour. Ce foisonnement de petits sons discrets qui petit à petit vont former un groove assez imparable. Hold Me est peut-être le titre le plus parlant à ce niveau. Le morceau commence avec deux ou trois éléments et se termine sur une coda funk noir tout aussi imprévisible que surprenante. Jetlag est une peinture qui peut paraître quelconque lorsqu’on la voit de loin, mais qui prend toute son ampleur et tout son sens, dès qu’on s’en approche. Typiquement le genre d’album dans lequel on découvrira encore des trucs après l’avoir écouté 50 fois.

 

 

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