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Music Mini Review : MØ, No Mythologies To Follow (Deluxe Edition) (Jive/Epic)

Music Mini Review : MØ, No Mythologies To Follow (Deluxe Edition) (Jive/Epic)

Note de l'auteur

MoClairement, la Danoise alias Karen Marie Ørsted a envie d’en découdre avec son premier album, No Mythologies to Follow. Elle entend étendre le son de son EP Bikini Daze avec beaucoup de 808, des riffs de guitare roots et ragaillardis (« Maiden », qui est un peu à la chanteuse ce que le « Konichiwa Bitches » est à Robyn), ou des incursions reggae rappelant un peu The Asteroids Galaxy Tour (« Pilgrim »). Le tout avec une attitude exacerbée par des ad-libs combatifs qui ne dépareilleraient pas dans un « sound system ». Mais voilà : à vouloir être partout et suivre son propre chemin, MØ se retrouve nulle part, à l’instar de bien de ses paroles parlant de la déroute, romantique ou autres. Toute son énergie scénique est ici maîtrisée dans les confins d’une machine à hits qui est riche en refrains, mais dessert un peu son identité vocale. Le bon single « Don’t Wanna Dance » et un refrain d’une efficacité atomique n’est pas un potentiel qu’elle creuse assez sur les autres titres. « XXX 88 », qui voit en guest le stakhanoviste Diplo, devenu magnat de la pop FM internationale, a du mal à trouver sa place sur l’album, tout comme « Don’t Wanna Know », où la Danoise se mue en Lana Del Rey qui reprendrait Berlin. Le synth-pop qui lie plus ou moins l’album fait mouche avec un sursaut d’énergie sur « Walk This Way » ou « Slow Love », mais le tranchant volontairement élimé de la production la pousse plus vers P!nk que vers une brise d’air frais sur la pop internationale.

Cette « deluxe edition » de son premier album ne fait rien pour arranger le cas de . La progression dans l’album ne se fait absolument pas sentir, et l’effet compilation prend le dessus. On reste coi face à la décision de ne pas inclure le titre éponyme sur la version standard, et certains des titres auraient mieux été servis en B-sides. Les 4 « night versions » quasiment acoustiques de titres comme « Fire Rides » ou « Dust Is Gone » laissent éclater le potentiel vocal de MØ, mais sonnent, au mieux, comme une coda, au pire, comme un EP totalement indépendant. No Mythologies to Follow a son comptant de refrains accrocheurs, mais ne parvient pas à tailler un son clair pour son interprète, ni reprendre l’énergie de ses quelques prestations live. Dommage, car lorsqu’elle reprend les Spice Girls, elle laisse entrevoir un univers personnel, justement en accompagnant les harmonies des « Night Versions » avec une production plus ad hoc.

Play It : Maiden, Dummy Head, Walk This Way

Skip It :  Pilgrim, Red In The Grey

 

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