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Music Mini Review : OST 47 Ronin, d’Ilan Eshkeri (Varèse Sarabande)

Music Mini Review : OST 47 Ronin, d’Ilan Eshkeri (Varèse Sarabande)

Note de l'auteur


Il ne faut jamais juger d’une bande originale trop vite. Même si, à la première écoute, on aurait plutôt envie de la jeter avec le bébé, l’eau du bain, voire même la salle de bain entière en raison d’un thème pas forcément super réussi ou quelques passages un peu maladroits. Il faut insister, creuser. Ça peut être une perte de temps, certes, mais on tombe aussi parfois sur des pépites. Le score de 47 Ronin d’Ilan Eshkeri en a plein.

D’entrée de jeu, le monsieur connaît ses classiques. On le savait déjà puisqu’il nous avait gratifiés en 2007 du score de Stardust fortement influencé par un James Horner de la belle époque (Star Trek II, Aliens…). Pour 47 Ronin, on sent bien que monsieur Eshkeri n’a pas oublié le Conan de Basil Polédouris (Shogun), mais c’est étrangement le nom de Marco Beltrami qui reste. Oui, je sais, c’est dingue. Je crois même que c’est la première fois que ça me fait le coup à ce point. Cela dit, c’est le signe incontestable qu’Ilan Eshkeri aime le travail bien fait. Et à une époque où n’importe quel tâcheron nous aurait envoyé du sous-Zimmer, ce n’est pas négligeable.

47 Ronin fait partie de ces scores qui ne se révèlent pas à vous tout de suite. Si vous ne l’écoutez qu’en surface, vous n’y trouverez rien qui sorte particulièrement de l’ordinaire. C’est dans le détail que ça se passe. Dans le souci constant d’apporter des harmonies travaillées et pourtant terriblement familières. Il faut aller au-delà de ses préjugés pour découvrir le véritable foisonnement dont fait preuve le score de 47 Ronin. Je pourrais vous citer en guise d’exemple Kirin Hunt et Dutch Island Fugue qui, malgré leur côté ultra bourrin, sont en fait deux petits bijoux de précision. Mais à vrai dire, l’ensemble du score est du même acabit.

Même si Eshkeri s’essouffle un peu sur la fin, 47 Ronin reste tout de même une belle surprise à côté de laquelle j’ai bien failli passer et c’eût été franchement dommage.

 

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