• Home »
  • CINÉMA »
  • Music Mini Review : OST Albert à l’Ouest de Joel McNeely (Backlot Music)
Music Mini Review : OST Albert à l’Ouest de Joel McNeely (Backlot Music)

Music Mini Review : OST Albert à l’Ouest de Joel McNeely (Backlot Music)

Note de l'auteur

a-million-ways-to-die-in-the-west-soundtrackJoel McNeely, c’est un peu l’histoire d’une grosse injustice. D’abord pressentit comme l’héritier légitime de John Williams – et ce grâce à Young Indiana Jones d’une part, et surtout grâce au fantastique Star Wars: Shadow of the Empire – le compositeur joue de malchance et écrit les scores (pourtant pas si mal) de deux bides intersidéraux de triste mémoire : Virus de John Bruno et The Avengers de Jeremiah Chechik (Chapeau melon & bottes de cuir). Depuis, il se terre comme un damné, passant de production minable en productions Disney à deux balles (la série Clochette).

C’est une grosse injustice parce que Joel McNeely est un gars bourré de talent et il le prouve une fois de plus en signant la musique de A Million Ways To Die in the West. Totalement habité par l’esprit d’Elmer Bernstein, McNeely nous balance un score de western tellement classique que s’en est un véritable plaisir. Évidemment, on peut dire que le compositeur nous balance des évidences, mais c’est en écoutant attentivement, dans le détail, que l’on s’aperçoit que derrière chaque morceau, il y a un véritable compositeur. Cette partition est limite par endroit une démonstration implacable de son savoir faire tant pour les thèmes romantiques (Rattlesnake Ridge, Anna and Albert) que les thèmes dramatiques (Clinch Hunts Albert, Captured by Cochise) et les musiques d’action (Racing the Train, Albert Takes a Trip). Certes McNeely est toujours aussi influencé par Williams, il ne changera jamais. Mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime.

Parce que les compositeurs comme lui se font de plus en plus rares et que plus que jamais, on a besoin de gens comme lui, qui savent qu’une musique de film est plus que la somme des samples à la mode mis bout à bout. Traitez-moi de vieux con si vous voulez, mais bordel, mon cœur penchera toujours du côté des musiciens comme Joel McNeely face à des tocards comme Brian Tyler, Steve Jablonsky ou d’autres clones du même genre. Et le fait que ce soit ces tocards-là qui se retrouvent à la tête des blockbusters pendant des gars comme McNeely se bouffent du DTV Disney pourri par paquets de 12, est une énorme injustice.

 

Partager