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Music Mini Review : OST Batman: Arkham Origins, de Christopher Drake (WaterTower Music)

Music Mini Review : OST Batman: Arkham Origins, de Christopher Drake (WaterTower Music)

Note de l'auteur

En signant la musique de Batman: Arkham Origins et avec déjà 5 anime à son actif, Christopher Drake aura sans doute plus composé pour Batman que n’importe quel autre musicien avant lui. Bien sûr, la marque évidente de Hans Zimmer se fait sentir dès les premières mesures, mais contrairement à pas mal de tâcherons cloneurs, Drake lui s’en sort plutôt pas mal. Et ce tout d’abord, grâce à un sens harmonique nettement plus développé que ses collègues. Il n’y a qu’à écouter Winter Comes to Gotham pour se rendre compte que le bonhomme a clairement des choses à dire musicalement et que, s’il le pouvait, il pourrait s’éloigner sans peine du joug Zimmerien.

Mais aussi parce que Christopher Drake n’oublie pas qu’avant Zimmer et James Newton Howard, il y a eu Danny Elfman et Elliot Goldenthal. Si Carol of the Bells (Joker’s Theme) fait clairement penser au premier, comment ne pas penser au second en écoutant Killer Croc ? D’autant que ça va bien plus loin que le simple clin d’œil. Drake utilise tout le matériau musical existant sur Batman pour livrer un score aussi varié et efficace que possible. Et pour une bonne moitié du disque, c’est une sacrée réussite. Si tous les Batclones pouvait avoir autant de talent, je passerais sans aucun doute moins de temps à vociférer contre eux.

Malheureusement, Drake ne parvient pas à trouver l’inspiration sur tous les titres et le dernier quart du disque accuse une nette baisse de qualité. S’il n’y avait pas la reprise de l’ouverture de La pie voleuse de Rossini pour nous réveiller un peu, le sentiment de lassitude qui s’installe dès le 20ème morceau (Gotham City Royal Hotel) aurait eu raison des auditeurs les plus courageux. C’est cette constante volonté de bastonner coûte que coûte qui, à la longue, devient fatigante. Car comme beaucoup de scores de jeux, Batman: Arkham Origins souffre d’un manque de réorchestration qui aurait pu aisément condenser les 32 morceaux en moins de 20. C’est le genre de musique qui, si elle passe sans trop de problèmes sur la longueur du jeu (quoique, même là, au bout d’un moment, ça gonfle quand même un brin), devient difficilement supportable une heure durant. C’est aussi là tout le problème de s’appuyer sur une matière musicale préexistante, là où Christopher Drake aurait sans doute eu tout intérêt à développer quelque chose de plus personnel. Même si on imagine volontiers que le cahier des charges ne devait pas laisser bézef en marge de manœuvre.

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