Music Mini Review : OST Carrie, de Marco Beltrami (Sony Classical)

Music Mini Review : OST Carrie, de Marco Beltrami (Sony Classical)

Note de l'auteur

Je vais vous dire un truc, je n’ai jamais été un gros fan de Pino Donnaggio. Même si je suis bien obligé de lui reconnaître quelques réussites, le gars a une fâcheuse tendance à tomber du côté du ringard. Ainsi, si le score de Carrie contient quelques bons titres, il ne manque pas non plus de moments cul-cul la praline semblant plus sortir d’une pizzeria de l’avenue des Champs Élysée que d’un film de terreur. Du coup, si comme la plupart d’entre vous j’ai été complètement offusqué par l’annonce du remake, le fait que Marco Beltrami soit attaché au projet était plutôt une bonne nouvelle.

Sauf que voilà, le Marco, il est un peu en bout de course là. En même temps, c’est assez normal. Le bonhomme cravache comme un damné en alignant score sur score depuis plusieurs mois. Il fallait bien qu’un jour on sente le coup de fatigue.  Pas de bol, faut que ça tombe sur Carrie.

Mais attention, même sur les rotules, le Marco est encore capable de nous envoyer quelques frissons en travers les oreilles. Il faut voir comment il te retourne un morceau à priori pas terrible, en un truc en fait vachement bien foutu comme. Ça commence un brin nounouille et ça vire lentement vers le dissonant ou ça prend soudain une envolée tout à fait inattendue. Un peu comme si Marco luttait contre le sommeil : « Ha, non, c’est de la merde ça. Surtout ne pas dormir ! »

Mais malheureusement, quand il ne pique pas du zen, il donne aussi l’impression de vouloir rapidement torcher le truc en allant puiser dans ses scores précédents, genre au hasard Snowpiercer. Bon, au moins il a le talent et l’élégance d’aller se pomper lui-même (c’est pas comme certains…), mais justement, la comparaison est sans appel et la baisse de tension est là. Marco, mon vieux, vous êtes manifestement épuisé ! Prenez donc des vacances !
– Euh mais il y a le…
– Tututut, je ne veux rien entendre. A partir de tout de suite, vous êtes en congés. Reposez vous, faites… ce que vous avez l’habitude de faire quand vous ne composez pas, et revenez nous en pleine forme l’année prochaine !
– L’année prochaine ?!!!
– Oui enfin début 2014, quoi. Allez, bonne année, meilleurs vœux et tout ça. Maintenant, filez ! Oust ! Dehors !

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