• Home »
  • CINÉMA »
  • Music Mini Review : OST Dawn of the Planet of the Apes de Michael Giacchino (Sony Classical)
Music Mini Review : OST Dawn of the Planet of the Apes de Michael Giacchino (Sony Classical)

Music Mini Review : OST Dawn of the Planet of the Apes de Michael Giacchino (Sony Classical)

Note de l'auteur

Dawn of the Planet of the Apes OSTRésultat en demi-teinte pour la musique de Dawn of the Planet of the Apes de Michael Giacchino. Vous allez dire que je fais la moue, et vous n’avez pas tout à fait tort. Mais c’est pas de ma faute si le compositeur m’avait habitué à gravir à chaque nouvelle BO, un nouvel échelon vers la perfection. Or là, il semble qu’on ait plutôt à faire à un léger retour en arrière en terre Lostienne.

Cela dit, le choix de Lost n’est pas tout à fait anodin car c’est probablement la partition la plus Goldsmithienne du compositeur, et qui dit Planet of the Apes, dit forcément Jerry Goldsmith. Mais alors qu’on espérait que Giacchino aille plus loin que le travail effectué sur la série, ce dernier ce contente peut-être un peu trop de nous resservir les recettes qui ont fait son succès. Ainsi, pour une bonne partie de la première moitié, on ne serait pas surpris d’entendre la fameuse grosse caisse réverbérée venir clôturer les morceaux, comme dans les épisodes de la série. Et puis, il y a aussi ce choix un peu malencontreux des voies à la Ligeti qui à peine 2 mois après le Godzilla de Desplat, fait un peu office de gimmick.

Bon attention, il s’agit quand même Michael Giacchino. Ce qui veut dire que même s’il se répète un peu et qu’il tombe dans le piège du gimmick un peu facile, on reste quand même dans le haut, voire le très haut du panier. J’ai beau faire la moue, je ne suis pas non plus complètement sourd et la première partie ne manque pas de moments magnifiques (The Great Ape Processional, Close Encounters of the Furred Kind, bon dieu que ces titres sont cons).

Mais pour se rendre compte de quoi je parle en terme de nouvel échelon, il faut se rendre à Gorilla Warfare. Car c’est à partir de ce moment là que le score de Dawn of the Planet of the Apes devient complètement énorme. Car loin de se contenter d’une recette, Giacchino pousse ses envies de Goldsmith un peu plus loin, notamment par un travail tout en finesse autour des instruments percussifs, dont le xylophone. Ici, le compositeur semble clairement vouloir gravir un nouvel échelon vers une musique de plus en plus atonale et de plus en plus complexe. Il confirme la chose avec le fantastique How Bonobo Can You Go et transforme du coup toute la seconde partie du disque en un véritable moment de pure magie musicale.

Tout comme Goldsmith qui sur Planet of the Apes semblait être tiraillé entre deux formes de compositions (classique et contemporaine), Giacchino semble, lui, être tiraillé entre ses deux pères fondateurs : Williams et Goldsmith. On sent bien que le compositeur a aujourd’hui d’autres envies et qu’il sans doute évoluer vers une musique de plus en plus fouillée et complexe. Mais d’un autre côté, il est difficile de résister à l’appel de la recette, surtout lorsque cette dernière lui permet quand même de réaliser de très beaux moments. Même si Dawn of the Planet of the Apes n’est pas sa meilleure partition, il est possible qu’elle devienne charnière dans la carrière du compositeur.

https://soundcloud.com/sony-soundtracks/sets/dawn-of-the-planet-of-the-apes

Partager