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Music Mini Review : OST Deep In The Darkness de Matthew Llewellyn (Screamworks Records)

Music Mini Review : OST Deep In The Darkness de Matthew Llewellyn (Screamworks Records)

Note de l'auteur

deepinthedarkness_OSTC’est l’histoire de Matthew Llewellyn. Un jeune compositeur de 30 ans qui bosse le jour dans la fabrique à clone. Il a pas de bol Matthew, car de tous les clones, il travaille sans doute avec le pire, le terrible Bryan Tyler. Mais Matthew est super courageux. Il fait son taf, sans moufeter. Peut-être qu’il met des boules Quiès, allez savoir. Car en fait Matthew a un secret. Le soir, lorsqu’il rentre chez lui, il compose de la musique de film, de la vraie, pour des petites séries B toutes fauchées comme Deep In The Darkness.

Il s’en fout Matthew que ce soit pour un film apparemment pas terrible qui ne gagnera sans doute pas un kopek. Lui, ce qui l’éclate, c’est de composer des pièces pour orchestre comme on le faisait dans l’ancien temps, à l’époque d’Herrmann, de Waxman et de tant d’autres. Il les connaît tous, sur le bout des doigts, et ça s’entend. Certes, d’aucun pourra dire que ce n’est pas très original, que tout cela est tout de même très classique, voire suranné. Peut-être, mais je connais peu de musiciens actuels qui maîtrisent aussi bien l’art de la musique de film.

Que ce soit dans les thèmes romantiques (Welcome to Ashborough) que dans la musique d’action (Rise of the Isolates, The Swarm), Llewellyn fait preuve d’un savoir-faire et d’une maîtrise impeccables. C’en est presque trop tellement c’est propre, net et sans bavure. C’est même peut-être le plus gros défaut de ce score. Pour l’instant Llewellyn fait le bon élève et il lui manque encore le petit quelque chose qui va faire de lui un grand.

Mais le principal est là. Il y a le savoir, la maîtrise et surtout, le plus important, cette indicible joie que l’on ressent tout au long de Deep In The Darkness. Llewellyn prend clairement un pied pas possible à faire de la musique de film comme au bon vieux temps et cette banane est forcément communicative. Pour le reste, ça viendra sans doute avec l’expérience… Avant que l’empire des Clones ne s’en aperçoive.

 

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