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Music Mini Review : OST Edge of Tomorrow de Christophe Beck (WaterTower Music)

Music Mini Review : OST Edge of Tomorrow de Christophe Beck (WaterTower Music)

Note de l'auteur

Cure Champs Elysée 86

En 1986, le groupe The Cure avait fait une apparition remarquée à Champs Elysée, affublé de robes à fleurs apparemment tout droit sorti de chez Tati ou de La redoute. Lorsque l’on demanda à Robert Smith pourquoi ils avaient décidé de se fringuer de cette manière, celui-ci répondit avec sa légendaire ironie : « pour voir si Indochine allait continuer à s’habiller comme nous ». Et là vous allez me dire, mais quel est le rapport avec le score de Edge of Tomorrow de Christophe Beck ? Et bien le voilà.

Edge of Tomorrow OSTSi au lieu du célèbre « pouet » d’Inception, Hans Zimmer avait fait un pouet à l’ocarina, ou un pouet au kazoo, aurait-il été autant pompé au point de servir, pour la énième fois, de leitmotive sur le score de Edge of Tomorrow ? Ou même encore mieux, si Hanz Zimmer et James Newton Howard n’avaient jamais composé la musique de Dark Knight, la partition de Christophe Beck aurait-elle été différente ? A n’en point douter, car si jusqu’ici le clonage des musiques de films était souvent le fait de petits nouveaux, il semble aussi gagné de plus en plus de musiciens « confirmés », pris par une soudaine fainéantise, voire d’un foutage de gueule caractérisé. Cela dit, Beck ne brille plus vraiment pour la qualité de ses compositions depuis un bon bout de temps. Mais il reste que certains passages de Edge of Tomorrow font preuve d’un relatif effort et montrent que ce score aurait pu être nettement plus intéressant s’il n’y avait pas eu ce diktat débile du « pouet ».

Prenez par exemple Angel Of Verdun, le titre d’ouverture. C’est un morceau aux apparences calmes mais qui cache néanmoins une certaine tension. Le thème joué par les cordes sur lequel vient se rajouter de grandes nappes de cuivres n’a certes rien de très original, mais c’est plutôt bien fait, c’est travaillé, pensé, réfléchi, rigolo. Prenez maintenant No Courage Without Fear, c’est tout le contraire. Plus aucun effort, on pompe Dark Knight n’importe comment et le tour est joué. Peu importe les bonnes idées balancées juste avant, la prod elle veut du pouet, alors on va leur donner du pouet. Et puis du boum aussi… Même chose pour D-Day, le début montre un travail assez intéressant sur les cuivres, ha oui, mais la prod elle veut du pouet et puis du boum, alors au bout d’une minute, pouet et boum. Et c’est comme ça pendant 45 minutes. Une succession de bonnes idées sous exploitées pour cause de pouet et de boum.

Limite on devrait être content, parce que dans le genre le score de Edge of Tomorrow n’est pas le pire. Il y a quand même une bonne moitié de pas mal (26 minutes sur 45 quoi). Enfin, on va dire que cette moitié est forcément pas mal comparée au néant que représente le reste. Mais c’est en écoutant des BO comme ça que je me prends à rêver d’un jour où Hans Zimmer balancera un truc complètement idiot juste pour voir si tout le monde va le suivre.

 

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