Music Mini Review : OST Frozen, de Christophe Beck (Walt Disney)

Music Mini Review : OST Frozen, de Christophe Beck (Walt Disney)

Note de l'auteur


Ho ho ho, c’est Noël (enfin bientôt), et avec, arrive son lot de cadeaux, de bonheur et forcément, le sacro-saint dessin animé made in Disney. Le moins qu’on puisse dire, c’est que pour une fois, les potes à Mickey n’ont pas fait les choses à moitié côté score. Là où en général, on avait le droit à la totalité des chansons et deux ou trois titres du score, Frozen nous offre certes la totalité des chansons (faut pas rêver non plus), mais aussi plus de 40 minutes du score de Christophe Beck. Chose encore plus rare, la version Deluxe propose des versions démos.

Du coup, on va vite, très vite passer sur les chansons histoire de ne pas devenir vulgaire. C’est Noël, les enfants nous regardent. On va juste dire que c’est dans la pure tradition Disney post-2000, à savoir : ¼ Broadway, ¼ Whitney Huston, ¼ Copacabana et un ¼ libre selon le sujet (ici, un vague truc moyenâgeux / folk). Donc, grâce à la magie du direct (?!!!), je vous propose d’opérer un graaaaand bond vers la plage 12, intitulée Elsa and Anna, là où débute le sujet qui nous préoccupe, le score.

Dès les premières notes, on est tout de suite rassuré. Chris Beck n’a pas joué son fainéant comme sur R.I.P.D. Il s’est sorti les doigts du nez et nous a pondu une vraie partition. Les spécialistes reconnaîtront même certains traits caractéristiques du compositeur de Buffy. Malheureusement, malgré la qualité intrinsèque de la composition, rien n’accroche véritablement. C’est bien fait, là-dessus, rien à dire. Mais on sent comme une certaine lassitude s’installer au fur et à mesure que les morceaux défilent. Bien sûr, le fait de devoir se coltiner les 11 chansons avant n’arrange rien à l’affaire. Néanmoins, il manque quelque chose à la partition de Chris Beck pour être véritablement efficace.

Les versions démo du second disque sont pour le coup assez intéressantes à ce sujet. Car on se rend compte à quel point le compositeur semble finalement vouloir plus ponctuer ce qui se passe à l’image, comme une musique de cartoon classique, plutôt que de développer une réelle identité musicale. Et c’est probablement là son plus gros défaut. Reste un score pas désagréable si on veut bien faire abstraction des chansons, ce qui n’est pas tous les jours facile (putain mais 11 chansons quoi !!!).

 

 

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