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Music Mini Review : OST Game of Thrones, Saison 4 de Ramin Djawadi (Sony Classical)

Music Mini Review : OST Game of Thrones, Saison 4 de Ramin Djawadi (Sony Classical)

Note de l'auteur

OST Game of Thrones S4Folklore, percussions et gros pouets sont au rendez-vous de cette 4ème saison du score de Game of Thrones. Comme d’habitude, vous allez me dire, mais c’est la première fois que j’écoute le travail de Ramin Djawadi avec autant d’attention, sachant que ma connaissance de la série s’arrête au 5ème épisode de la 1ère saison, vu que ça m’a rapidement gonflé. Voilà, c’est dit, l’abcès est crevé, on va pouvoir passer aux choses sérieuses. Alors pourquoi écouter la BO si je n’aime guère la série ? Et bien on va dire… par curiosité.

Donc folklore, percussions et gros pouets sont au rendez-vous de cette 4ème saison du score de Game of Thrones, et pour ceux qui comme avait un vague espoir que Ramin Djawadi retrouve la verve de ses débuts (Fright Night), autant qu’il passe leur chemin tout de suite, ça ne sera pas encore pour ce coup-là. Mais même si l’ensemble de la BO est tout de même passablement convenu, on n’est un peu plus étonné par la production parfois très cheap que le compositeur semble avoir choisit. De toute évidence, Game of Throne est une série qui l’air de coûter son pesant de bras et il faut croire que la prod a décidé de faire des économies sur la musique tant cette dernière prends parfois des allures de mauvaise BO de jeu vidéo. Si Thenns s’en dire à peu de choses près grâce à des samples pas trop mauvais, que dire de l’intro de First of His Name et de ce son de cuivre proprement odieux ?

C’est d’autant plus étrange que la fin de ce même morceau est probablement l’un des meilleurs passages de tout le disque. Et c’est ce qu’il y a au final de plus gênant dans cette BO. Car on voit bien ce que, d’un autre côté, Djawadi est capable de faire lorsqu’il délaisse un moment les influences faciles et qu’il se donne la peine de développer quelque chose. La plupart des thèmes dramatiques, même s’ils ne sont pas d’une originalité folle dans les arrangements, témoignent tout de même d’un certain effort harmonique (Three Eyed Raven, I’m Sorry For Today). Mais ces passages sont trop rares et trop noyés dans une production quelconque, voire complètement cheap, pour pouvoir sauver le score du naufrage.

Évidemment, je gage que les fans de la série iront me maudire jusque dans les enfers des neufs (ou huit ou sept, on s’en branle) mais musicalement parlant c’est quand pas terrible surtout pour une série de cette envergure.

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