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Music Mini Review : OST Hours, de Benjamin Wallfisch (Varèse Sarabande)

Music Mini Review : OST Hours, de Benjamin Wallfisch (Varèse Sarabande)

Note de l'auteur


Après avoir passé 7 années sous l’aile de Dario Marinelli, Benjamin Wallfisch vole en solo depuis peu et nous offre ici son 3ème score officiel après Hammer of Gods et Summer In February. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le compositeur n’a pas peur de sauter du coq à l’âne quant au sujet. Entre un film de viking bourrin et une histoire d’amour Edwardienne, Wallfisch fait déjà preuve d’une certaine capacité au grand écart. Mais quant on sait que Hours est un drama sur fond d’ouragan, on se dit que décidément, le bonhomme est capable de tout. D’autant que compte tenu du sujet (un père qui tente de sauver la vie de son nouveau-né pendant l’ouragan Katrina), Wallfisch fait preuve d’une étonnante discrétion qui est tout à son honneur.

Hours est un score tout en retenue dans lequel le compositeur s’emploie à systématiquement faire monter la sauce pour mieux la stopper net quelques secondes après. Ainsi Generator Room distille une ambiance presque fantomatique qui joue autour d’un climax qui n’arrive jamais. Plutôt que de sombrer dans la facilité du grandiloquent, Wallfisch choisit une musique à taille humaine, presque minimaliste, variant les ambiances à suspense et les thèmes dramatiques. D’ailleurs, c’est surtout dans ces passages-là que le jeune compositeur fait preuve d’un réel talent. Searching For Abigail par exemple, est l’un des nombreux exemples de délicatesse qui parcourent le score de bout en bout et qui lui sauvent la mise, par rapport à d’autres passages peut-être un peu plus malvenus.

Bien sûr l’influence majeure d’Elliott Goldenthal saute carrément à la gueule, mais ce choix de la retenue et ce refus constant de tomber dans le mélodramatique facile montre à quel point le score de Benjamin Wallfisch a été mûrement réfléchi. On est clairement face à un authentique compositeur, et ça, c’est un peu la bonne nouvelle de cette fin d’année.

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