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Music Mini Review : OST Hunger Games: Catching Fire, de James Newton Howard (Universal Republic)

Music Mini Review : OST Hunger Games: Catching Fire, de James Newton Howard (Universal Republic)

Note de l'auteur


Si James Newton Howard peut être parfois versatile, il possède aussi une capacité à l’auto pompage assez fascinante. Le fait est qu’il reste l’une des sources d’inspiration principale de la plupart des BO d’aujourd’hui et que ça commence à s’entendre. Ce n’était pas aussi évident que ça avant, car on oublie un peu trop facilement qu’il fut l’autre artisan de la refonte musicale de Batman d’une part, et d’autre part, copier JNH est tout de même infiniment plus compliqué que de copier Zimmer.

Mais l’écoute de Hunger Games: Catching Fire établit un constat presque sans appel. Le style JNH est malheureusement devenu un brin passe partout. A tel point que l’on pourrait reconnaître des relents de LOTR sur certains passages (The Tour) alors que finalement, il n’y a qu’à réécouter Waterworld ou Dinosaurs pour se rendre compte qu’on a bien affaire à du JNH pur jus.

Malgré cela, lorsque JNH se copie lui-même, il n’oublie pas d’être inventif. Il n’y a qu’à voir comment il utilise le glissando sur Fireworks ou sur Broken Wire pour s’en rendre compte, surtout avec un effet aussi éculé. Et des effets éculés, Hunger Games: Catching Fire en est bourré jusqu’à la gueule. Guitare classique, voix, percussions asiatiques, rien ne vous sera épargné. Mais c’est dans la manière de les utiliser et surtout par ce qui se passe autour du simple effet, que l’on prend la mesure de la supériorité de JNH sur ses clones. Plutôt que d’avoir une idée par morceau, le compositeur nous en balance une presque toutes les deux minutes. C’est là toute la différence entre la composition véritable et l’amoncellement de pistes dont se contentent les clones. Il n’hésite pas à casser ses ambiances et de fait donne un rythme aux images qui serait autrement plus mou si la composition n’avait pas été aussi tenue. Des morceaux comme Peacemakers ou The Games Begin sont des exemples flagrants du talent de JNH, mais relève aussi de la gymnastique facial tellement on passe du « yeaaaah » au « arghhhh » en quelques secondes et plusieurs fois par morceau.

Malheureusement, cette sensation de banalité (ou « arghhh ») l’emporte et rend le score difficilement écoutable sur toute sa longueur. Il n’y a rien sur l’heure et quart que dure le disque qui vous fera vaciller du côté de l’indispensable, à part peut-être les premières minutes de The Fog ou de Monkey Mutts. Mais même là, ces minutes vous font amèrement regretter que toute la BO n’ait pas été du même niveau. En soi, ce n’est pas une déception car, pour tout vous dire, on ne s’attendait pas à ce JNH fasse des étincelles sur un tel projet. C’est même une très bonne BO par rapport à toutes les autres productions du même type. Je regrette seulement que le talent de James Newton Howard soit cantonné à des trucs aussi bateau alors qu’il aurait pu faire des miracles chez Marvel, par exemple. Un jour, peut-être.

 

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