• Home »
  • CINÉMA »
  • Music Mini Review : OST Interstellar de Hans Zimmer (Sony Classical)
Music Mini Review : OST Interstellar de Hans Zimmer (Sony Classical)

Music Mini Review : OST Interstellar de Hans Zimmer (Sony Classical)

Note de l'auteur

Interstellar
Au final, le score de Hans Zimmer pour Interstellar contient les mêmes défauts que le film
 : des moments magnifiques malheureusement plombés par des passages pitoyablement gnangnan et une structure qui a du mal a cacher la lourdeur du propos.

Pourtant, au départ, on y croit. Le calme et la volupté qui habitent les 4 premiers morceaux, nous feraient presque croire que Zimmer est enfin prêt à renouer avec le travail qu’il avait effectué sur Thin Red Line. Seulement voilà, si le final de Stay peut paraître comme un avant goût de la lourdeur zimmerienne dans toute son horreur, Coward enfonce le clou de manière définitive et rédhibitoire. Zimmer nous colle un changement de tonalité digne des plus grands tubes de variété française des années 70, et fait basculer un morceau déjà un brin rébarbatif dans une soupe lamentable qui par ailleurs ruine quasiment à elle seule le « suspense » de la scène qu’elle accompagne (ça et un montage des plus bancale). Et encore une fois, bon sang on sortait d’une série de titre quasi parfaits, alors pourquoi Hans ? Pourquoi ? A noter d’ailleurs, que le film sombre dans le neuneu quasiment au même moment. À ce niveau là, c’est presque de l’osmose.

Mais c’est surtout dans sa structure que la partition de Zimmer devient gonflante et pas qu’un peu. Cette fâcheuse habitude de construire ses morceaux par couches successives devient rapidement lassante d’autant que mise à part deux ou trois exemples, rien ne viendra perturber la rengaine. Un score prévisible et sans surprise, qui commence piano pour terminer dans le forte pour recommencer piano. Zimmer brosse son public dans le sens du poil, il nous refile le Time d’Inception ad lib en version « grandes orgues », sans oser aller plus loin, ni même véritablement proposer autre chose. Signe évident d’un compositeur qui tourne sur lui-même, sans doute obnubilé par sa propre image.

Ainsi, malgré tous ses très beaux passages et un milieu d’album presque parfait, le score d’Interstellar reste une déception, un joli coup d’esbroufe, bien fait mais qui, du moment où on l’écoute attentivement, retombe comme un soufflet raté.

Partager