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MUSIC MINI REVIEW : OST Jurassic World de Michael Giacchino (Back Lot Music)

MUSIC MINI REVIEW : OST Jurassic World de Michael Giacchino (Back Lot Music)

Note de l'auteur

jvgo0n7hitxnpfuxplmcUn bon nombre de spectateurs ayant vu la dinomachine à cash survitaminée Jurassic World pense que c’est le compositeur originel de la série, Dieu…euh, John Williams pardon, qui est responsable de la musique.

Eh bien nooooon. C’est en fait Michael Giacchino, un des chouchous d’Hollywood, mais un chouchou qui bosse bien… lui.

Vous remarquerez au passage que je n’ai pas dit de mal sur Brian Tyler. Oups… grillé !

Tout fan de séries TV, jeux vidéo ou de cinéma a entendu le travail de Mister Giacchino.

Depuis maintenant plus de deux décennies, le compositeur attitré de J.J. Abrams (à qui il doit son ascension parmi les compositeurs stars) a œuvré sur de très nombreuses productions telles que Lost, Call of Duty, Ratatouille,  La Planète des singes : L’Affrontement ou Vice Versa, le Pixar de l’été.

Eh oui, cet homme là est prolifique et éclectique. Et en plus, il nous sort de la très bonne musique, alors ne boudons pas notre plaisir.

Avec Jurassic World, on est à vrai dire dans un cas assez particulier. Il doit s’immiscer dans un monde musical créé à l’origine par John Williams pour mettre en musique ce nouveau métrage.

En clair, il a un patrimoine à respecter et sûrement un paquet d’exécutifs derrière ses épaules qui lui rabâchent « Tu fais un truc à la John Williams hein Michael ? », « Ça sonne pas trop John Williams ça quand même… ». Les mains un peu liées notre Giacchino, mais il fait le job. C’est un bon j’vous dis.

De toute façon, en 1997 il était déjà derrière la musique de l’adaptation jeu vidéo de Jurassic Park : Le Monde perdu. Un juste retour des choses quoi. Cet exercice-là, il l’a déjà pratiqué.

Michael Giacchino

Michael Giacchino

Le problème qui surgit avec ce genre de direction musicale, c’est que John c’est John, et Michael c’est Michael, même si Michael essaie de faire comme John alors que c’est Michael et pas John. En gros, Michael, il a le cul entre deux chaises et ça s’entend. On dirait du John, mais c’est du Michael qui n’est pas vraiment du Michael… Bon d’accord, j’arrête.

Le morceau d’introduction Bury the Hatchling est par contre digne des meilleures compositions de Giacchino pour la série Lost. Une ambiance obscure s’installe et une tension monte et culmine jusqu’à son paroxysme, servie par des voix dissonantes, pour retomber tout à coup, laissant le titre continuer sa marche.   

Le côté (quota ?) John Williams arrive dès la troisième piste, pour ne plus vraiment lâcher la suite, avec la reprise de l’emblématique Theme from Jurassic Park dans Welcome to Jurassic World

Notons le très beau thème de Owen You Nothing joué et développé aux bois de fort belle manière ainsi que les chœurs guerriers variant entre des notes puissantes et criées et d’autres planantes et tenues de Our Rex Is Bigger Than Yours.   

On remarquera aussi la très grande maîtrise de Michael Giacchino dans les musiques à structures en dents de scie et variant entre de nombreux rythmes et ambiances musicales comme le prouve Indominus Wrecks et Costa Rican Standoff.

Nous sommes donc en face d’une bande originale de qualité mais où l‘empreinte du maestro John Williams est omniprésente. Du très beau boulot, mais certainement pas le plus original du compositeur.

Et moi, maintenant, je trépigne d’écouter la musique de Vice Versa, son prochain effort.

 

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