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Music Mini Review : OST Kaguya-hime no monogatari de Joe Hisaishi (Studio Ghibli Records)

Music Mini Review : OST Kaguya-hime no monogatari de Joe Hisaishi (Studio Ghibli Records)

Note de l'auteur

CoverIl m’aura fallu attendre presque 8 mois, en tapotant nerveusement des doigts sur la table, pour pouvoir enfin vous parler de la fantastique bande originale de Kaguya-hime no monogatari signé bien sûr par l’increvable Joe Hisaishi. Pourquoi avoir autant attendu ? Et bien parce que quitte à causer import japonais qui coûte un bras, autant patiemment attendre la sortie du film afin de vous donner encore plus l’envie de vous ruer sur ce disque comme des malpropres.

Chose inhabituelle chez Hisaishi, le score est fait de petits morceaux parfois ne dépassant pas la minute. C’est quelque chose qui a tendance à saouler en règle générale, sauf que là, ça marche. Car chaque morceau vient petit à petit ajouter une pièce supplémentaire à l’œuvre d’ensemble. Hisaishi commence par présenter chacun des thèmes qui vont ensuite composer sa musique. On pense à Pierre et le loup de Prokofiev et le résultat est tout aussi magnifique. Les morceaux se déroulent comme autant de petites touches d’une estampe qui se dessinerait devant nous et il faut attendre le 5ème morceau, Mebae, pour commencer à entrevoir ce que sera l’œuvre d’ensemble.

joehisaichiBien sûr, stylistiquement, nous sommes dans l’univers si cher au musicien. Ce mélange entre harmonies traditionnelles et musique orchestrale, emprunt d’un positivisme à toute épreuve. Et puis arrive Yamasato, un thème d’une beauté et d’une simplicité renversante, entre Bach, Arvo Pärt et Morricone. Ce titre vient rompre totalement avec la joyeuse insouciance du début, pour plonger le score dans une douce mélancolie, entre rêverie et profonde tristesse.

Rarement Hisaishi s’était laissé aller vers une musique aussi sombre. De ce moment, l’estampe commencée en début de disque va véritablement apparaître et l’on comprend que Kaguya-hime no monogatari est avant tout une histoire sur la solitude. Et même si le score revient de temps à autre vers les rivages plus joyeux, typiques de son auteur (Kouki na okata no rhapsody), le retour régulier du thème abordé sur Yamasato nous ramène constamment à cette triste mélancolie.

Je pourrais continuer à vous décrire cette BO, morceau après morceau, mais en vérité, mieux vaut l’écouter et se laisser emporter par la douce tristesse de cette admirable partition. Seul tout petit point noir, la fin du disque n’est peut-être pas aussi bonne que le début. Non pas que la joie exprimée sur Wakare soit malvenue, bien au contraire, mais les titres qui suivent tiennent un peu du remplissage ou du « fan service » de base qui veut absolument tout avoir, même les trucs les plus dispensables. Dommage que le label n’ait pas osé inclure ces titres au sein même du score plutôt que de les mettre à part, en fin de disque.

A noter que c’est la première fois que le Joe Hisaishi travaille officiellement avec Isao Takahata et que maintenant que Miyazaki semble avoir pris sa retraite pour de bon, on ne peut qu’espérer que cette première collaboration donne naissance à pleins d’autres, que l’on souhaite évidemment tout aussi fabuleuses. En gros, c’est pas demain que je vais faire des économies, moi.

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