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Music Mini Review : OST – The Last Days On Mars (Metropolis Movie Music)

Music Mini Review : OST – The Last Days On Mars (Metropolis Movie Music)

Note de l'auteur


Révélé au grand public par le Shutter Island de Martin Scorcese, Max Richter s’est petit à petit fait une place dans le monde de la bande originale en devenant, entre autre, le compositeur attitré d’Ari Folman (Valse avec Bashir, Le congrès). Mais le bougre s’était jusqu’ici bien gardé d’affronter les affres de la production hollywoodienne. The Last Days On Mars constitue donc sa première réelle entrée dans le « saint des saints », et c’est d’autant plus surprenant que, compte tenu de son pedigree, on l’attendait plutôt du côté du film indé branchouille sundance, que du côté de la série B SF. Il faut croire que le bonhomme possède une ouverture d’esprit relativement large, ce qui n’est pas pour déplaire. Surtout que Max s’en tire vraiment plutôt pas mal pour un premier exercice. Il en devient même assez méconnaissable tellement il gomme son côté arty pour faire un score dans la droite lignée du genre. Une chose est claire, monsieur Richter connaît ses classiques (Revell, Goldenthal, Kamen) et sait les utiliser à bon escient. Ainsi, au jeu super casse gueule du thème au piano perdu dans la reverb, il étale un peu tous ses collègues avec un Lost In Space d’une élégance et d’une discrétion rare.

Alors certains pourront arguer qu’on a entendu ce genre de truc 20 fois et ils ont peut-être raison. Mais là où la plupart vont se contenter de piocher dans des banques de samples pour sortir le son qui va bien, Richter lui va réellement développer une idée, un thème sur lequel il va jouer. Les 8 premiers morceaux, qui s’achèvent sur le fantastique Dalby and Marco, montrent bien à quel point Richter a pensé sa composition. Il va clairement quelque part et si la première partie du disque est relativement calme, la deuxième est nettement plus dynamique. En gros, c’est à partir de la 9ème plages que les emmerdes commencent, pour ne s’arrêter vraiment qu’en toute fin de disque.

Pour un premier essai, c’est plus que prometteur et on ne peut que regretter que ce soit tombé sur une petite série B british apparemment pas terrible. Du coup, le score ne sera disponible qu’en digital, à moins qu’une bonne âme ne se décide à nous sortir une version CD digne de ce nom. Quant à Max Richter, on l’attend de pied ferme sur un autre projet du même genre (ou pas) mais plus costaud, histoire qu’il nous confirme tout le talent dont il fait preuve sur ce score décidément très réjouissant.

 

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