Music Mini Review : OST The Sacrament de Tyler Bates (Milan)

Music Mini Review : OST The Sacrament de Tyler Bates (Milan)

Note de l'auteur

The-Sacrament-Soundtrack-coverOn était presque sans nouvelle de Tyler Bates depuis que ce dernier s’est fait lâchement larguer par son compère de toujours, Zack Snyder. Il faut dire qu’après une descente dans les enfers du blockbuster oublié (Conan, The Darkest Hour), il est allé se refaire une santé dans la série TV (Low Winter Sun, Californication). Et grand bien lui en a pris car il nous reviens avec un petit score tout simple mais plutôt bien foutu : The Sacrament.

J’ignore si c’est une question de moyen ou en rapport avec l’histoire, mais il y a quelque chose dans The Sacrament qui me fait penser à ces scores un peu fauchés des années 90, entièrement réalisés au synthé mais qui notaient néanmoins d’un certain bon goût en matière d’harmonie. Deux noms viennent en tête presque immédiatement. Le premier, c’est celui de John Carpenter dont l’influence sur Introduction est évidente. Le second est celui de Mark Snow. C’est un peu comme si Tyler Bates s’était téléporté au milieu des années 90 pour aller jouer avec les sons des X-Files (This Place Isn’t So Bad, End Credits). Mais il y a aussi ces extraits de dialogues, les morceaux de gospel et certaines harmonies qui font irrémédiablement penser au monstrueux score de Mississippi Burning de Trevor Jones.

Bref, tout plein d’influences qu’on n’a pas l’habitude d’entendre chez l’ami Bates et qui font rudement plaisir. Déjà parce que l’exercice du vintage tient souvent du jeu de massacre sans intérêt et que lorsque c’est bien fait, il faut le dire. Mais aussi parce que ça fait plaisir de voir un gars comme ça enfin signer un bon score. Bon évidemment, ce n’est pas parfait et ça n’a rien de très original, mais enfin merde, c’est Tyler Bates quand même ! On est super loin du cauchemar de 300 ou de Sucker Punch… et je ne parle pas des Watchmen. Allez donc jeter une oreille sur Death Everywhere et ce putain de cri tétanisant qui surgi à la fin du morceaux.

Non, vraiment, on ne pourra plus dire que Tyler Bates n’a fait que de la merde. Il en a fait, c’est vrai, mais il a aussi composé The Sacrament, alors du coup ça rattrape un peu et surtout ça prouve que même les cas les plus désespérés peuvent parfois se révéler surprenant. Le truc qui serait bien maintenant, c’est qu’il nous ponde un score encore mieux pour Guardians of the Galaxy.

 

Partager