Music Mini Review : Placebo – Loud Like Love (Mercury)

Music Mini Review : Placebo – Loud Like Love (Mercury)

Note de l'auteur

Il y a une quinzaine d’années environ, on interrogea Brian Molko sur l’avenir de Placebo. Il confia alors au journaliste qu’il aimerait bien que le groupe suive la même carrière que U2. Apparemment, les dieux du rock’n roll l’ont écouté. Car même si Placebo n’a jamais atteint la gloire de la bande à Bono, il semble que le trio soit frappé du même syndrome d’immobilisme.

À sa décharge, c’est tout de même son 7ème album et il faut bien avouer que le père Molko n’a jamais été le roi de la variation. Il fait partie de ces chanteurs coincés par une tessiture si particulière qu’il en devient prisonnier, condamné à tourner encore et encore autour du même processus mélodique. Mais le groupe avait toujours su pallier ce manque en livrant des albums aux arrangements suffisamment travaillés pour que la répétition ne se remarque pas ou à peine.

Après une tentative de renouvellement raté (le pénible Battle For The Sun), les voilà qu’ils reviennent vers une musique un tantinet plus nerveuse. Seulement voilà, ils sont du coup de retour face au mur. C’est l’impasse sans issue dont on ne peut sortir. Pourtant, il y a tout Placebo dans Loud Like Love, sauf l’inspiration. Le groupe ne cherche même plus à éviter la redondance. Au contraire, il s’y enfonce comme si lui-même n’en avait finalement plus grand chose à foutre.

« The thrill is gone and we’ll never get it back » chantait Mike Scott des Waterboys. Ces mots résument parfaitement la sensation laissée par l’écoute de Loud Like Love. Jadis adoubé par David Bowie, Placebo n’est plus que l’ombre de sa silhouette. Aujourd’hui, tout ce qu’on peut leur souhaiter, c’est de prendre du recul et de revenir dans 5, 10 ou 15 ans, peu importe le temps, du moment que le prochain opus mette à défaut cette review. The thrill is gone, will they ever get it back?

 

 

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