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Music Mini Review : Ryuichi Sakamoto + Taylor Deupree – Disappearance (12k)

Music Mini Review : Ryuichi Sakamoto + Taylor Deupree – Disappearance (12k)

Note de l'auteur


Si Ryuichi Sakamoto se fait un peu rare (trop rare) dans le monde de la bande originale, il est en revanche devenu l’un des musiciens expérimentaux les plus intéressants de ce début de siècle. Depuis 2002, le compositeur japonais explore le champ des possibles avec divers musiciens issus de la scène électronique via des albums basés sur des sessions d’improvisations entre piano et sons synthétiquement modifiés. Ainsi après Alva Noto, Christopher Willits et Christian Fennesz, c’est au tour de Taylor Deupree de prendre place au côté du maître. Comme sur Summvs ou sur le magnifique Cendre, le sens musical incroyable de Sakamoto sublime totalement les sons d’ambiance envoyés par Deupree. C’est un jeu de va et vient entre l’électronique et l’acoustique, ou chaque élément synthétique trouve ça réponse en quelques notes de piano, posées on pourrait le croire par hasard, mais cachant une véritable intention.

Ce n’est pas un album facile d’écoute. On reste dans un environnement très ambient où l’écoute est primordiale afin de pouvoir saisir toute l’élégance et la subtilité d’un morceau à l’apparence statique, mais qui cache d’authentiques instants magiques, comme en témoigne cette suite d’accord posée sur le final de Windows.

Tout comme son ami et collègue David Sylvian, Ryuichi Sakamoto semble vouloir se débarrasser le plus possible de toute structure pour pouvoir mieux se rapprocher du son pure. Jouer une note et la suivre jusqu’au bout. Pour certains, cela peut paraître vain, voire même carrément emmerdant, mais pour moi, cette démarche est tout simplement extraordinaire d’inventivité et d’originalité.

Deux petites ombres au tableau cependant. Les morceaux Ghost et Curl to Me qui ne sont peut-être pas à la hauteur des autres et les deux musiciens semblent vouloir chercher quelque chose sans jamais vraiment le trouver. L’apport de la voix sur le dernier est d’ailleurs d’autant superflu, qu’elle ruine un peu l’ensemble. Des défauts qui viennent un peu gêner la cohésion d’un album qui sans cela, est en tout point remarquable et mérite que l’on s’y attarde longuement.

 

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