• Home »
  • Divers »
  • Music Mini Review : Temples, Sun Structures (Heavenly/Pias Cooperative)
Music Mini Review : Temples, Sun Structures (Heavenly/Pias Cooperative)

Music Mini Review : Temples, Sun Structures (Heavenly/Pias Cooperative)

Note de l'auteur

« Il serait très facile de tomber dans le piège du groupe revival », affirme le bassiste et cofondateur du groupe Temples, Tom Warmsley. « Notre objectif est de faire référence à tout ça et d’y apporter quelque chose de nouveau. » On ne peut pas vraiment dire que le pari soit entièrement réussi, mais le quatuor de Kettering, ville moyenne du coeur de l’Angleterre, le relève avec beaucoup d’énergie. Sun Structures arrive à leur faire forger une identité propre en dépit d’aînés qui ont déjà fait beaucoup. Le premier titre, « Shelter Song » donne un aperçu de l’ensemble : une rythmique ultra-compressée et réminiscente des premiers albums des Flaming Lips, et des mélodies entêtantes façon Summer Of Love, portés par des riffs de 12 cordes travaillés et la voix de James Bagshaw.

Le quatuor à la dégaine de Martiens partage avec leurs confrères de Heavenly Records un amour des textures sonores travaillées et des structures de chanson progressives et surprenantes, comme ce solo de clavier travaillé comme un cuivre dévergondé en plein milieu de « Keep In The Dark ». Pas de balades sur Sun Structures : les Temples creusent sur album le son des singles qui ont taillé leur réputation fulgurante. A commencer par « Mesmerise » : invitation psychédélique à travers les éléments, marqué par les choeurs entêtants et assez imparables.

Non pas que les Temples limitent leur mixture à une reprise compétente du son hippie et des expérimentations des 60’s. « The Guesser » dérive en territoire plus garage, en conservant un aspect affriolant, déterminé et sexy. « Standing the Test Of Time » : tel est l’enjeu du groupe, conscient que la scène alt-rock est volatile. Le mixage signé Claudius Mittendorfer (Mars Volta, Franz Ferdinand) fait ressortir la stéréo kaléidoscopique des Temples, visiblement biberonnés à ce son et conscients des écueils à ne pas éviter pour tomber dans la naphtaline. Ah, j’oubliais : ils savent comment conclure un album, ici avec la ritournelle quasi-acoustique et des voix qui se perdent dans l’immensité de « Fragment’s Light ». Bref, de l’enthousiasme à revendre pour un des albums les plus convaincus de ce début d’année. Retour vers le futur? Sans doute.

Play It : Shelter Song, Move With The Season

Skip It : Colours To Life (à la limite)

 

Partager