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Music Mini Review: The Pretty Reckless – Going To Hell (Razor & Tie)

Music Mini Review: The Pretty Reckless – Going To Hell (Razor & Tie)

Note de l'auteur

rs_600x600-140122085918-600-pretty-reckless-going-to-hell.ls.12214_copyLa poupée goth découverte dans la série Gossip Girl, revient avec un nouvel album et elle est plutôt énervée. Taylor Momsen, après avoir fait les premières parties de Guns N’Roses, Marylin Manson et plus récemment Fall Out Boy, semble désormais voler de ses propres ailes . Et au passage, fait un «fuck» aux Miley Cyrus et autres Rihanna, avec sa musique brutale et très rock’n’roll. Going To Hell est un brûlot rock qui fait la part belle aux guitares saturées et à la voix rauque de la belle. Écoute et critique.

 

Souvent comparée à Courtney Love avec son groupe Hole, ou encore à Brody Dale (Spinnerette), Taylor Momsen avec The Pretty Reckless, s’affirme de plus en plus comme nouvelle icône du rock alternatif pour toute une génération de tennagers agités du bocal. En effet, la demoiselle, âgée de 20 ans, s’est fait connaître grâce à la série so girly, Gossip Girl. Du coup, pas étonnant que son public premier ait le même âge. Bien entendu, comme le veut notre époque, elle se doit de passer par la case provoc’ et ne lésine pas sur les moyens. Ainsi, en 2010, Taylor se mettait dans la peau de Marie-Madeleine, en porte-jarretelles, le temps d’un clip. N’en déplaise aux plus conservateurs ! Et on l’a vue plus d’une fois accoutrée en gothique exubérante mais il ne faut pas la limiter seulement à cela. Avec The Pretty Reckless, elle saute à pieds joints dans un rock lourd et parfois violent, donnant envie de s’adonner à un headbanging enragé.

momsen-306v-1379957776Light Me Up, sorti en 2010, avait surpris son monde. Quatre ans plus tard, Going To Hell remet le couvert et certains morceaux ne font pas vraiment dans la dentelle. L’album s’ouvre sur les gémissements évocateurs d’une jeune femme avant qu’un flot de guitares saturées ne déboule façon bulldozer. Follow Me Down donne le ton et affirme les ambitions «métalleuse» du groupe. La voix profonde de la chanteuse sait se faire plus douce et cristalline afin d’apporter une touche de finesse et de fragilité dans ce monde de brute. Le second titre, Going To Hell, assène un riff de guitare que ne renieraient certainement pas Angus Young ou Slash. C’est lourd, presque punk, tout en restant mélodique mais c’est surtout carrément efficace et après cette entrée en matière, on a envie d’en avoir plus. Ça tombe bien car le groupe en a encore sous le capot ! Heaven Knows s’offre des chœurs d’enfants avec toujours cette même lourdeur au niveau des guitares. On passe notre chemin devant la ballade un poil sirupeuse de House on a Hill pour s’arrêter sur le très énervé Sweet Things. Sa rythmique assassine et sa construction rappellent quelque peu Metallica. Écouter ce morceau, c’est se prendre un shoot d’adrénaline… Le titre arrive tout de même à passer de la pop au métal lourd, en un battement de cil. Belle performance!

On n’est d’ailleurs jamais loin du bon vieux heavy-métal des 80’s et ses guitares hurlantes et gémissantes, à l’image du morceau Absolution. Toutefois avec Burn, Taylor s’offre un petit titre acoustique à mi-chemin afin de se remettre de ses émotions. C’est d’ailleurs à partir de là que l’album s’assagit. Si la première partie de Going To Hell se veut agressif et furieusement rock, la seconde est étrangement plus calme, presque plus légère entre la pop glossy de Fucked Up World et la ballade folk de Waiting For A Friend. Comme si le groupe avait utilisé toutes ses cartouches au début. Heureusement, les titres Kill Me et Only You balancent une nouvelle petite dose d’électricité même si, là encore, on n’atteint pas la lourdeur des premiers morceaux. On termine l’écoute un peu surpris, voire dubitatif quant au tournant que prend l’album en cours de route. Néanmoins, même si Going To Hell pique du nez vers la fin, il a su nous donner une bonne dose de rock/métal pour ravir nos esgourdes et c’est déjà très bien. Taylor Momsen est encore très jeune et a le temps de faire évoluer et mûrir sa musique. Il n’y a plus qu’a patienter tranquillement…   

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