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Music Mini Review : The Secret Life Of Walter Mitty (music from and inspired by the motion picture) (Universal Republic)

Music Mini Review : The Secret Life Of Walter Mitty (music from and inspired by the motion picture) (Universal Republic)

Note de l'auteur

Avec un film aussi fantasque et débordant de paysages somptueux, la BOF de La Vie Secrète de Walter Mitty s’écrivait quasiment toute seule. Deux albums ont été édités, l’un reprenant le score de Theodore Shapiro, l’autre comprenant une douzaine de titres entendus ou inspirés par la musique du film.

La BO compte sur l’apport du musicien José González, qui fournit ici trois titres inédits en solo et deux avec son groupe Junip. Les plus accrocheurs sont l’hymne power-pop « Step Out », et le tressaillant et psychédélique « #9 Dream ». Les thèmes du film, à savoir la découverte de soi, la grande aventure et le dépassement des limites sont bien repris dans l’ensemble des titres. Il faut la compétence musicale de González pour amener l’atmosphère au-delà d’une bande de fond d’un docu National Geographic. La folk posée fait ainsi merveille sur quelques titres mais donne plus l’impression d’un surplace que d’une envolée mirifique.

Of Monsters And Men s’acquittent très bien de leur contribution, chantée à deux voix, « Dirty Paws », déjà présent sur leur album. Mais les curiosités de la BOF sont assez moyennes, à savoir des versions inédites de vieilles scies entendues au fil du film. « Don’t You Want Me » n’est pas chanté par un Groenlandais hirsute et bourré, mais se retrouve en mélopée acoustique lo-fi par les Bahamas. Jack Johnson fournit une version de « Pina Colada » à l’encéphalogramme aussi plat qu’un album de Yannick Noah. Et finalement, le plus plaisant est la reprise par l’inconnue au bataillon Grace Mitchell de « Maneater » de Hall and Oates. Très Sia dans l’esprit, c’est aussi la chanson qui cadre le moins avec l’esprit du film, où elle est juste en fond d’ascenseur.

La collection de titres qui compose cette BOF est assez cohérente, mais pèche par une volonté d’épique naïve qui devient plus mastoc et creux. Si Mitty arrive à changer sa vie, l’accompagnement sonore n’arrive pas exactement à transcender ses intentions malgré le talent de Gonzalez et Junip.

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