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Music Mini Review : Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra, « Fuck Off Get Free We Pour Light On Everything »

Music Mini Review : Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra, « Fuck Off Get Free We Pour Light On Everything »

Note de l'auteur


Difficile de juger du dernier Silver Mt Zion en quelques écoutes. Déjà parce que, comme à leur habitude, la plupart des morceaux dépasse les 10 minutes, ça vous donne une idée du bazar. Mais aussi parce que, malgré la volonté fort louable de vouloir changer de son, on en vient à se demander si finalement on ne préférait pas l’ancien.

A l’évidence, la bande à Efrim Menuck a bouffée du lion et l’album démarre sur un hymne de 10 minutes tout en puissance et distorsion. Mais alors qu’on aurait peut-être demander un peu de calme et de volupté après ce déchaînement d’énergie, le Tralala Band repart de plus bel sur un Austerity Blues d’un quart d’heure ce coup-ci. Ne vous méprenez pas sur l’intro apparemment calme, ça ne tarde pas à péter. Manifestement, les canadiens sont vénères.

Ça ou bien ils ont découvert la distorsion et du coup, ils en foutent plein partout, tout le temps. Et c’est peut-être là le gros du problème du disque. On fait face à un mur de guitares derrière lequel le reste des instruments a du mal à exister. Le mixage de Fuck Off Get Free We Pour Light On Everything (halala, leur putain de titre à rallonge) semble cruellement plat comparé à la profondeur d’un album comme Horses In The Sky. Comme si les guitares prenaient trop d’espace, réduisant d’autant plus le champ des fréquences. C’est surtout la batterie qui en prend un sale coup dans la gueule. Alors que justement le groupe avait toujours su donner une dimension incroyable à leur rythmique, ici, on se retrouve avec un truc heavy qui, s’il marche du feu de Dieu avec des groupes comme Soundgarden, n’a justement strictement rien à foutre chez Silver Mt Zion. C’est typiquement le genre de son qui demande une précision de jeu impeccable, et de vous à moi les ex GY!BE sont tout de même super bordéliques, même si c’est aussi pour ça qu’on les aime.

Au moment où débute Take Away These Early Grave Blues, le nouveau son du Zion gonfle plus qu’il ne séduit. Typiquement le morceau mal placé, qu’on saute parce que ça fait 30 minutes qu’ils tentent de nous rendre sourd et que ça suffit. D’autant que ça sera le dernier morceau de ce type de tout l’album, puisque ensuite, ils repartent vers leurs bons vieux morceaux lents mais toujours avec cette prod hideuse qui fout tout par terre (What We Loved Was Not Enough). Coup de bol, le dernier titre laisse quand même encore de l’espoir sur un éventuel renouvellement réussi, mais ça ne sera malheureusement pas pour tout de suite. Il est sans doute temps pour le groupe d’arrêter de jouer aux rebelles et de se prendre un producteur digne de ce nom, ça leur ferait pas de mal.

 

 

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